Pour un Sénat responsable au Congo-Brazzaville PDF

De l’ombre à la lumière L’Université libre de Bruxelles organise ce vendredi un colloque consacré à la gestion des collections comprenant des restes humains et pour un Sénat responsable au Congo-Brazzaville PDF trouvant dans les universités belges. Il s’agît d’ouvrir un débat sur les collections scientifiques constituées dans la seconde moitié du 19e siècle, après l’apparition de nouvelles disciplines comme l’anthropologie. L’héritage colonial est-il assumé par la Belgique ?


Ce livre est un recueil des discours prononcés par André Obami-Itou à l hémicycle au cours des cinq dernières années de son mandat, de décembre 2007 à décembre 2012, en qualité de président du Sénat du Congo-Brazzaville. Dans tous ces discours, la pensée de l auteur se cristallise autour du rôle constitutionnel de la Chambre haute et de ses rapports avec les conseils départementaux et municipaux dont il tire sa légitimité; des conseils qui constituent les leviers de la décentralisation.

Comment expliquer que des experts de l’ONU aient dénoncé un mur de silence sur la colonisation ? La Belgique est en train d’être rattrapée par son passé colonial et par une sorte d’incapacité à prendre en charge les problèmes qui découlent de la colonisation. Celle-ci a été dure, du début jusqu’à la fin. Aujourd’hui on sort les dossiers de M’Siri, de Lusinga : ils étaient présentés comme des esclavagistes, mais en réalité, ils étaient les dirigeants d’Etats en train de se construire, de sociétés en recomposition après les ravages de la traite négrière.

Lorsque la Belgique prend pied au Congo, sous l’impulsion de Léopold II, sa population est dans une situation d’ignorance totale. La Belgique, elle, n’avait rien, guère de passé colonial, c’était un peuple que la colonisation n’intéressait pas, qui n’était pas sensibilisé aux aventures explorateurs, au thème de la conquête. Pire encore, le peuple belge était ignorant : il ne savait pas qu’en Afrique centrale, existaient des sociétés organisées, des Etats en formation, qui entretenaient des relations économiques. En quoi consiste la violence de l’Etat colonial ? Par la suite, jusqu’à la fin, le régime colonial a pratiqué une sorte d’apartheid interne: chaque jour, à 17h 30, les Noirs devaient quitter les quartiers européens.

Pourquoi les principales mises en cause de la colonisation belge sont-elles venues d’Amérique ? Ces derniers ont prononcé des réquisitoires terribles, sans rémission. Pourquoi les conclusions des experts de l’ONU, formulées cette semaine, ont-elles tellement choqué en Belgique ? Justement parce que la connaissance des faits manque encore, et que l’histoire coloniale n’est pas enseignée. Maintenant se pose la restitution d’un certain nombre d’œuvres à la RDC. Le musée va se trouver délester de certains de ses trésors. Cette question de la restitution des œuvres d’art congolaises n’est pas nouvelle, elle figurait déjà dans le dossier des négociations de l’indépendance en 1960.

La revendication est ancienne, elle a été gonflée lors des conflits qui ont opposé le régime Mobutu et la Belgique mais il s’agissait d’un problème de fond. Au vu du nombre de pièces qui se trouvent à Tervuren, peut-on parler d’une véritable razzia qui aurait été opérée par la Belgique ? Du côté des fonctionnaires de l’Etat, on s’agît réellement d’une razzia, ils avaient des instructions venues de Bruxelles. Storms a reçu une lettre lui enjoignant de ramener quelques têtes destinées aux études anthropologiques.

Les Congolais avaient ils conscience d’être spoliés ? Mais certainement, alors que ces objets rituels avaient un sens pour eux, on les en dépossédait. Les gens voyaient des missionnaires s’emparer des fétiches , soi-disant pour les détruire alors qu’en fait ils les mettaient dans des caisses qui étaient embarquées à destination de la Belgique. Ces objets gardent de la puissance, ce ne sont pas des choses , les gens savent que leurs objets se trouvent là bas et qu’en plus ils rapportent de l’argent. Pour sa 6e edition, le festival Amani à Goma a affiché complet. 000 spectateurs, venus de l’Est du Congo et des pays voisins, ont applaudi de grandes vedettes congolaises comme Falu Ipupa ou Youssoufa, chanté la beauté de la femme africaine et surtout dansé jusqu’au crépuscule, sur la pelouse du collège Mwanga.

Au Congo, si on veut critiquer et se lamenter, les raisons ne manquent jamais. C’est précisément pour cela que le festival Amani n’est pas seulement un divertissement : il est aussi un acte de foi et de courage. Des milliers de jeunes bravent les incertitudes de l’heure pour se rencontrer et, en dehors de la musique, pour échanger. Des dizaines d’associations, d’ONG présentent leurs projets et mobilisent l’attention du public. Comment restituer au Congo 14 crânes détenus par l’ULB?