Pierre et la Sorcière PDF

Premier long-métrage de Michel Ocelot, Kirikou et la Sorcière remporte un succès critique et commercial inattendu, avec près d’un million d’entrées au cours de sa première pierre et la Sorcière PDF en France. L’histoire se déroule dans un village ouest-africain intemporel et conte les aventures de Kirikou, un petit garçon qui parle déjà dans le ventre de sa mère et qui s’enfante tout seul.


Au village, tout le monde a peur de la sorcière.
Tout le monde, sauf Pierre, le galopin qui n’a peur de rien ! Jusqu’au jour où cric crac,
la sorcière l’enferme dans son sac ! Et si c’était l’occasion pour Pierre de jouer un sale tour à la sorcière ?

– Des dialogues vifs et enlevés, des chansonnettes, et le langage fleuri de la sorcière…

– Couleurs ardentes et encre de Chine, Roland Garrigue nous transporte dans son univers végétal et mystérieux.

Tous les hommes partis combattre Karaba ont disparu : la rumeur dit que la sorcière les aurait mangés. Kirikou commence par sauver son oncle, parti affronter la sorcière, en se cachant sous son chapeau pour le conseiller. Kirikou parvient à faire échanger ce que Karaba prend pour un chapeau magique contre la promesse de laisser le village en paix. Mais la sorcière finit par se rendre compte que le chapeau n’est pas magique et poursuit ses menaces.

La mère de Kirikou explique à son enfant que la source est maudite et ne donne plus d’eau, ce qui contraint les villageois à aller puiser l’eau au marigot, beaucoup plus loin. Ayant accompagné sa mère au marigot, Kirikou surveille les enfants qui jouent à la rivière. De retour près de la case de Karaba, Kirikou y pénètre en passant par le sous-sol pour reprendre plusieurs bijoux volés par la sorcière. Il part ensuite les enterrer dans la forêt près du village. Karaba, résolue à tuer Kirikou, sort de sa case et commence par aller déterrer les bijoux elle-même.

Mais c’était une ruse : pendant qu’elle se penche pour déterrer les bijoux, Kirikou saute sur son dos et lui enlève l’épine. Libérée de la douleur et du maléfice, Karaba redevient elle-même. Il trouve l’idée de départ dans un recueil de contes populaires d’Afrique occidentale recueillis par Equilbecq, un administrateur des colonies françaises, en 1912. Michel Ocelot conserve le début du conte, mais apporte beaucoup de modifications à la suite de l’histoire, de sorte que le scénario final est en grande partie son invention. Karaba de celui de la fée Carabosse.

Les décors sont conçus conjointement par Michel Ocelot et Anne-Lise Koehler, puis Thierry Million. Ocelot et son équipe auditionnent des comédiens et des écoliers. La musique est également enregistrée en Afrique. L’équipe du film envoie le scénario de Kirikou au chanteur sénégalais Youssou N’Dour, qui accepte de composer la musique du film. La mise en place consiste à réaliser, pour les 1 200 plans de Kirikou, le travail de préparation qui doit fournir aux animateurs tous les éléments nécessaires à l’exécution de l’animation.

Michel Ocelot réalise les modèles-rotations des personnages principaux, c’est-à-dire les dessins montrant chaque personnage de face, de dos, de profil, de trois-quarts, indiquant comment dessiner ses différentes expressions, ses principaux gestes, etc. Eric Serre dessine les modèles des personnages secondaires et de la plupart des animaux. Une fois les dessins réalisés, ils sont vérifiés et au besoin retouchés afin de peaufiner l’animation. Village de Guinée, dans la préfecture de Siguiri, dont l’architecture est proche de celle du village de Kirikou. Au cours de la production, les distributeurs européens et américains sont convaincus que le film ne se vendra pas bien. Des conseillers parfaitement bien intentionnés m’avaient mis en garde : ce projet est impossible à animer et puis impossible à mettre sur le marché aussi, il ne montre que des Africains en plus. Les partenaires étaient gênés par la question de la nudité.