Paysans, Paysannes PDF

Please forward this error screen to world-210. L’Alsace est touchée de plein fouet par ce mouvement, avec paysans, Paysannes PDF’apparition d’armées de paysans qui s’opposent à l’ordre établi.


Ils s’attaquent avec une égale violence aux Églises protestantes établies et à l’Église catholique. Carte de la guerre des paysans dans le Saint-Empire romain germanique. Article détaillé : guerre des Paysans allemands. Les historiens débattent encore des causes du soulèvement.

Dans les différentes régions concernées, la condition des paysans est très variable. Des laboureurs aisés participent à la révolte, et la conjoncture économique n’est pas fondamentalement mauvaise. Il ne s’agit donc pas d’une révolte de la misère, même si le poids des redevances, de la dîme et de la corvée était assez lourd pour contribuer à un réel endettement. Douze Articles rédigés en Souabe et adoptés par toutes les bandes paysannes contestent la hiérarchie ecclésiastique et formulent des exigences, dont le droit de choisir leurs propres pasteurs, l’abolition du servage, le droit de pêche et de chasse, l’abolition de nombreux impôts féodaux et la garantie d’être traités justement par les tribunaux seigneuriaux. Allemagne centrale, occidentale et méridionale, à l’exception de la Bavière.

Pasteur à Zwickau de 1520 à 1521, Münzer soutient la paysannerie dans la lutte qui oppose les guildes de mineurs et les classes supérieures. Il revendique l’inspiration divine et se met à prêcher la suprématie de la lumière intérieure sur l’omnipotence de l’Écriture sainte. Il affirme également que le peuple, dans sa simplicité, peut accueillir cette lumière intérieure. Souabe réussissent à écraser la rébellion dans toute l’Allemagne, mais la révolte se poursuit en Autriche jusqu’à l’année suivante. Les paysans allemands n’obtiennent en définitive aucune concession, tandis qu’en Autriche les nobles abolissent quelques-unes des injustices à l’origine du soulèvement. Ce soulèvement a été minutieusement préparé car il éclate dans toutes les parties de l’Alsace le même jour, le 14 avril 1525, et bénéficie d’un effet de surprise totale.

Les autorités ne peuvent opposer aucune résistance. Le mouvement gagne très vite le duché de Lorraine. Les autorités sont ainsi menacées par une dangereuse entreprise de destruction de l’ordre établi. Aussi le duc Antoine de Lorraine se résout-il fin avril à monter une expédition militaire. Le 4 mai Antoine rassemble à Nancy des fantassins, des cavaliers et des artilleurs, avec pièces, munitions et vivres, et se met en marche en direction de Dieuze. Le 14 mai, l’armée est encore complétée à Sarrebourg par le comte de Nassau-Sarrebruck et par des gentilshommes français.

Un parti favorable au soulèvement existe à Saverne, et les autorités de la ville décident d’abandonner la place. Le 13 mai au soir des milliers d’insurgés pénètrent dans la ville sans avoir à livrer combat. Mais, dans le même temps, des cavaliers du duc de Lorraine ont investi le château de Haut-Barr, qui domine la ville. Le gros de l’armée, qui a quitté Sarrebourg pendant la nuit du 14 au 15 mai, s’installe devant les remparts de Saverne et décide d’attendre le lendemain. Le 16 mai un drame survient à une douzaine de kilomètres de là, à Lupstein, où se sont regroupés trois à quatre mille paysans. On ne sait pas précisément quels événements déclenchent le drame, mais il semble qu’une escarmouche dégénère et provoque un massacre et l’incendie de la localité.

Devant l’évolution de la situation, les Rustauds proposent d’évacuer Saverne et de partir. Le lendemain 17 mai un nouvel incident déclenche à nouveau un massacre, à Saverne cette fois. Une bagarre dégénère et on tue sans discernement dans les rues et les maisons. Il semble qu’Antoine et le comte de Vaudémont ne contrôlent plus leurs soldats, qui mettent à sac toutes les habitations, l’Hôtel de Ville, l’église.

Erasme Gerber est capturé et pendu. Pendant ce temps Neuwiller est aussi occupé, avec un bon nombre d’exactions. On estime à environ 20 000 le nombre des tués à Lupstein, Saverne et Neuwiller. La plus importante de ces troupes, celle d’Ebersmunster, commandée par Wolf Wagner, prend place à l’ouest de Scherwiller, où d’autres viennent la rejoindre. Cette armée dispose d’arquebuses et d’une artillerie capturée dans les places qu’elle a occupées. Elle bénéficie de l’appoint de soldats de métier, Suisses notamment. Elle a enfin choisi pour se battre un terrain favorable qu’elle connaît bien.

4 000 au-moins pour une troupe de 15 000 à 20 000 insurgés. Battus en Basse et Moyenne Alsace, les révoltés tiennent encore une partie du sud. Les princes allemands supplient Antoine de continuer l’expédition. Probablement frappé par l’ampleur de la tuerie, il refuse et préfère regagner Nancy. Les fantassins se regroupent à Lunéville et Saint-Nicolas-de-Port où ils peuvent vendre le produit de leur butin.