Mons, la Septième Porte PDF

Etat des nappes d’mons, la Septième Porte PDF souterraine de Wallonie. Edition : Service public de Wallonie, Belgique.


En raison du rôle de place-forte qui lui avait été dévolu au cours des temps, dans le but de verrouiller la route menant à Bruxelles et aux Pays-Bas contre les Français, envahisseurs historiques de nos contrées, la ville de Mons est restée enfermée derrière de puissantes fortifications pendant près de six cents ans. De ce fait, aussi étonnant que cela puisse paraître, l enceinte médiévale entourant la cité a subsisté jusqu en 1816. Les divers maîtres de la ville – au gré des conquêtes et des reconquêtes – s étaient contentés jusque là d élargir et renforcer le dispositif existant par de vastes constructions, lesquelles s étendaient parfois loin dans la campagne environnante, mais toujours en laissant debout l ancienne fortification du Moyen-âge, ainsi que ses six portes. Ce n est, en effet, qu au cours du premier quart du 19e siècle qu elle fut complètement rasée pour permettre l édification d une nouvelle enceinte dont la configuration parfaitement équilibrée n avait pu tenir compte de l ancienne défense, bien qu elle restât très proche de celle-ci. Ainsi, pendant près de 600 ans (de 1289 à 1865), la ville est restée enfermée dans le même périmètre de fortifications.

L’état des nappes d’eau souterraine de la Wallonie est une synthèse des données relatives aux eaux souterraines. Il est constitué de cartes de la Wallonie et de tableaux, graphiques et textes explicatifs à lire en regard de la carte qui y est associée. Toute question, remarque ou suggestion peut être adressée au coordinateur et aux rédacteurs dont les coordonnées sont reprises à la dernière page. De plus, ces réserves en eau souterraine sont inégalement réparties sur la planète. La représentation à l’échelle mondiale des ressources en eau souterraine permet de distinguer des zones caractérisées par la présence d’aquifères très productifs, et des zones relativement pauvres en terrains aquifères.

Dans les régions semi-arides et arides du globe ces ressources peuvent, indépendamment de leur productivité, présenter un caractère non-renouvelable en raison de la faiblesse actuelle des précipitations. C’est un programme mondial d’évaluation et de cartographie hydrogéologique qui compile des données des eaux souterraines issues de sources nationales, régionales et mondiales. Il a été lancé en 2000. Elles ne sont pas pour autant géographiquement uniformes. Dans l’évaluation des réserves en eau, la fréquence des précipitations joue un rôle très important. Pour la région, on enregistre, par an, une moyenne comprise entre 160 et 200 jours au cours desquels il tombe plus de 0,1 mm d’eau.

Cette régularité permet, selon la nature plus ou moins favorable du sol, une plus grande infiltration efficace. Au cours de leur infiltration, les eaux sont le plus souvent arrêtées par une couche imperméable et étanche permettant l’accumulation de réserves et leur écoulement vers la surface via des sources. Le volume des eaux infiltrées aboutissant aux nappes souterraines varie fortement en fonction de la nature du sous-sol. Dans une région schisteuse, il est souvent négligeable alors que dans une région à sous-sol plus perméable, comme la craie, la part des précipitations rejoignant la nappe est très importante et peut représenter plus de la moitié du volume. Cette ressource disponible est calculée en soustrayant de la ressource renouvelable, le volume d’eau annuel réservé au maintien de la qualité écologique des eaux de surface. Convention de Recherche d’intérêt général et pluridisciplinaire relative à l’évaluation des ressources en eau souterraine de la Wallonie.

Bilan des ressources en eau souterraine de la Belgique. La ressource en eau souterraine annuellement renouvelable est définie comme le flux d’eau moyen qui s’infiltre annuellement dans le sol pour atteindre la zone saturée. Elle correspond à la recharge des nappes d’eau souterraine, c’est-à-dire à la fraction des précipitations qui s’infiltre efficacement vers les nappes. La ressource disponible en eau souterraine est définie selon la Directive Cardre comme  le taux moyen annuel à long terme de la recharge totale moins le taux annuel à long terme de l’écoulement requis pour atteindre les objectifs de qualité écologique des eaux de surface associées, afin d’éviter toute diminution significative de l’état écologique de ces eaux et d’éviter toute dégradation significative des écosystèmes terrestres associés .