Les lieux du Tango dansé : Dans le Buenos Aires d’aujourd’hui PDF

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Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Le tango comme genre musical englobe quant à lui trois formes musicales sur lesquelles se dansent traditionnellement les pas du tango : tangos, milongas et valses. Le tango est une danse de bal qui se danse à deux. C’est une danse d’improvisation, au sens où les pas ne sont pas fixés à l’avance pour être répétés séquentiellement, mais où les deux partenaires marchent ensemble vers une direction impromptue à chaque instant. Article détaillé : Technique du tango rioplatense. Cette disparition questionne les historiens : guerres dont les bataillons seront composés d’esclaves noirs et dont peu reviendront, épidémies, rejet croissant des noirs dans la société, métissage, etc.

Scène de candombe, à Montevideo, eau-forte des années 1870. En langue kongo, il signifierait  lieu fermé , lieu dans lequel il faut être initié pour entrer et où se pratiquent des rituels et les tambours. Par antonomase, le terme aurait ensuite désigné les tambours eux-mêmes, puis la musique produite par ces tambours. Le négrier appelait tango l’endroit où il parquait les esclaves avant l’embarquement. Plus tard, en Amérique, on appela tango le lieu où on les vendait. Divers sens apparaissent ensuite, comme: le lieu clos où l’on entreposait les tambours, puis enfin: Bailes de tangos : les danses et les jeux de tambours des noirs.

Montevideo en 1806, la municipalité s’énerve contre les « tambos bailes de Negros », « los Negros con el tango », et en 1816, à plusieurs reprises :  Se prohiban dentro de la ciudad los bayles conocidos por el nombre de tangos. Les Noirs empruntent de leurs anciens maîtres les danses de couples que la tradition africaine ignore. Les danses de salons européennes comme la mazurka, la polka se déforment à leur contact car les Noirs les investissent d’éléments culturels qui sont étrangers à ces danses. Tango et milonga sont des danses liées aux bordels. La concurrence est donc rude et, du fait de la rareté des femmes, et surtout parce qu’il serait inconvenant pour une jeune femme de quitter seule la maison pour le faire, on s’entraîne souvent à danser entre hommes. Les accents de cette danse naissante inciteront, à leur tour, les musiciens à modifier les contours de la musique qui accompagne la danse. Dans ces petits orchestres, la guitare et la flûte prédominent, bien avant que ne s’impose progressivement le bandonéon.

Le tango émerge de cette alchimie entre, d’un côté, les Noirs qui métissent leurs danses avec les danses européennes de salon, et de l’autre, les Blancs qui se moquent des Noirs en singeant leurs figures. Le tango dansé présente ainsi à cette époque un aspect provocant et insolent qu’il perdra au fur et à mesure de son ascension sociale. Nathalie Clouet, une des pionnières de la renaissance du tango parisien, écrit :  Le Tango est une tradition qui se déplace. Cet état déplacé le différencie des folklores pour en faire une culture du voyage. Voyage des immigrants qui écrivent leur roman, pas à pas, dans la ville de Buenos Aires. Ce roman est un livre ouvert à la structure déchirée. Même dans cette ville, les Argentins vivent comme des gens du voyage.