Les guerres d’Obama PDF

C’est donc le cas de l’Iran, en 1953. Lundi, des documents déclassifiés ont permis de révéler officiellement ce qui était devenu un secret de Polichinelle depuis des années, à savoir le rôle actif de la CIA dans la destitution du premier ministre Mohamed Mossadegh. Pour arriver à ses fins, la CIA a acheté des partisans de Mossadegh, les guerres d’Obama PDF journaux américains et iraniens pour qu’ils ternissent sa réputation, et des manifestations dans les rues de Téhéran pour justifier le changement de pouvoir.


Barack Obama a-t-il l’étoffe d’un président de guerre ? Parmi tous les périls qui planent sur son mandat, la guerre d’Afghanistan est sans doute le défi le plus important qu’il ait à relever. Au lendemain de sa victoire, l’ancien candidat  » anti-guerre  » a dû endosser l’habit du commandant en chef pour sortir l’Amérique du bourbier dans lequel George W. Bush l’avait précipitée. C’est cette mue que raconte Bob Woodward, poursuivant son exploration des coulisses du pouvoir américain. Fort d’un accès privilégié aux documents les mieux gardés et des confidences des personnalités les plus haut placées à Washington, il décrit sous un jour nouveau les deux premières années de l’administration Obama et dresse un portrait inédit du 44e président des États-Unis. Dans Les guerres d’Obama, on assiste ainsi à son premier briefing par les services de renseignement, où il apprend que la CIA entretient une véritable armée clandestine au Pakistan, on suit au jour le jour la constitution de l’équipe chargée de la sécurité et de la politique extérieure des Etats-Unis, notamment comment Barack Obama a convaincu Hillary Clinton, pourtant son adversaire, de le rejoindre, et on est plongé dans la véritable guerre de tranchées qui voit s’affronter la Maison Blanche et le Pentagone sur la conduite à tenir en Afghanistan. Car c’est bien à une guerre dans la guerre que Barack Obama a été confronté, avec le risque de voir les militaires prendre le pas sur le pouvoir civil. Au-delà des événements cruciaux qu’il est le premier à évoquer, Bob Woodward nous permet ainsi de mieux comprendre comment Barack Obama pense, décide et agit.

Elle a aussi versé 5 millions de dollars au général Fazlollah Zahedi, ensuite nommé premier ministre. Guatemala, 1954 : Un an après l’Iran, les Etats-Unis décident d’écarter le président Jacobo Arbenz, avec qui les relations se sont dégradées à cause d’une réforme agraire qui menaçait les propriétés de la United Fruit Company. Pour ce faire, la CIA arme notamment des rebelles et des troupes paramilitaires. Son départ sera suivi par une successions de juntes militaires au pouvoir. Congo, 1960 : Une intervention de l’armée belge, soutenue par les Etats-Unis, chasse du pouvoir le premier ministre Patrice Lumumba.

Face à sa résistance, la CIA prend contact et soutient des personnes planifiant de l’assassiner, selon The Church Comittee, un organisme qui surveille les actions clandestines de l’agence américaine. Après une première tentative ratée d’empoisonnement, elle informe les troupes congolaises de sa localisation. République dominicaine, 1961 : La CIA aide l’assassin du dictateur Rafael Trujillo, notamment en fournissant des armes. Sud-Vietnam, 1963 : La CIA aide des généraux qui prévoient d’assassiner le président Ngo Dinh Diem. Selon un document du Pentagone,  A partir d’août 1963, nous avons tour à tour autorisé, sanctionné et encouragé l’effort des généraux vietnamiens pour organiser un coup d’Etat. Brésil, 1964 : Les Etats-Unis soutiennent le coup d’Etat du général Humberto Castello Branco, en poussant à des manifestations contre le gouvernement et en fournissant de l’essence et des armes  non originaires des Etats-Unis  aux partisans des militaires, qui ont ensuite gouverné le pays jusqu’en 1985. Chili, 1973 : Washington ne voit pas d’un bon œil l’arrivée au pouvoir du socialiste Salvador Allende, élu président en 1970.

Pour l’écarter, la stratégie consiste à  faire crier l’économie  chilienne, selon les termes du président Richard Nixon, et à travailler avec des groupes fomentant un coup d’Etat. Cette entrée a été publiée dans Actualité. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. Nicolas Sarkozy n’a pas pu faire réintégrer l’OTAN à la France, puisque notre pays n’a jamais quitté cette organisation. La réintégration pleine et entière de 2009 se perçoit donc comme une suite logique.