Les anarchistes : Ni Dieu ni maître ! PDF

Le A les anarchistes : Ni Dieu ni maître ! PDF symbolise l’ordre pour les anarchistes. Article détaillé : Étymologie du terme anarchie.


Ni Dieu ni maître ! La propriété, c’est le vol ! A bas toutes les armées ! Police partout, justice nulle part ! De Proudhon aux Bérurier noir en passant par Bakounine, Kropotkine, Louise Michel, Jean Grave, Emile Pouget, Sébastien Faure, Georges Brassens ou Léo Ferré, le drapeau noir de l’anarchie claque comme un refus de la société bourgeoise, de l’Etat, de l’Eglise, des juges et de la police, des banquiers et des militaires, des patrons et des technocrates. Tiraillée entre l’apologie de la violence et la recherche d’une société pacifique, la pensée libertaire eut pour hérauts des générations de rebelles qui payèrent cher leur insoumission quotidienne. Voici réunis les textes, inconnus ou emblématiques, de leurs combats menés au nom des libertés individuelles et collectives.

Le mot anarchie est souvent employé avec une connotation péjorative. En 1869, l’Encyclopédie générale rédigée sous la direction de Louis Asseline précise :  Pour les uns, c’est l’absence de gouvernement, d’autorité, de principe, de règle, et par conséquent c’est le désordre dans les esprits et dans les faits. Les exégètes lui donnent communément un sens similaire à celui de l’iniquité, notamment dans l’expression  mystère d’iniquité . De nombreux exemples historiques illustrent cette confusion avec l’anomie : il ne s’agit pas de situations qui puissent s’apparenter à l’anarchie au sens strict, auquel cas il n’y aurait plus de pouvoir, ni d’autorité, mais d’une désorganisation liée aux pouvoirs concurrents, d’une période politique troublée. The Anarchy définit la guerre civile anglaise qui oppose deux concurrents au pouvoir, Mathilde l’Emperesse et Étienne de Blois entre 1135 et 1154. Bien souvent, le terme  anarchie  est utilisé pour décrire le chaos, les guerres civiles et les situations de désordre social. Il est arrivé à Bakounine lui-même d’utiliser  anarchie  au sens de désordre, et l’on retrouve cette acception dans les écrits du Comité central de l’Internationale genevoise.

La Fédération Anarchiste Coréenne instaura en 1929 une Commune révolutionnaire sans Etat en Mandchourie sur un ensemble de territoires regroupés en coopératives libertaires et unissant 2 millions de paysans et de guérilleros pour lutter contre l’invasion japonaise. Les seuls mandatés le sont, par volontarisme et sans durée précise, dans un but et sur un mandat précis, et il n’existe ainsi nulle forme de domination ni de gouvernement. Un tramway de Barcelone repeint en rouge et noir par la CNT lors de la révolution sociale espagnole de 1936. La ville est alors sous contrôle des anarchistes. En 1873, la Révolution Cantonale pendant la première République espagnole eut une forte influence sur le mouvement anarchiste espagnol.

En 1911, Le 29 janvier, le Parti libéral mexicain d’obédience anarchiste planifie l’invasion du territoire de Basse-Californie du Nord, pour en faire une base opérationnelle du PLM dans la guerre révolutionnaire. Le parti déclare alors la création de la  république socialiste de Basse-Californie . Soviets jusqu’à leur mise au pas par le parti bolchevique. En Bavière, en 1919, les anarchistes Gustav Landauer et Erich Müsham participent activement à la république des conseils de Bavière. Durant la guerre 1939-45 en Italie, création par des résistants d’une république libertaire près de Carrare. Articles détaillés : Communauté libertaire et anarcho-syndicalisme.

Au Brésil, en 1891, dans le Paraná, création de la Colônia Cecília. Au Paraguay, en 1896, Création de la coopérative Cosme. Au Mexique, en 1881, création de la métropole socialiste d’Occident. Colonie libertaire de Ciorfoli, La Clairière de Vaux, Libertaire-Plage, L’Essai, etc.

En France, en 1982, création du lycée autogéré de Paris sous le ministre de l’Éducation nationale Alain Savary. Louis Asseline, volume 2, 1869, p. Encyclopædia Britannica : I am an anarchist et Property is theft! Michael Paraire, Proudhon, fondateur de l’anarchisme ? Alternative libertaire, no 180, janvier 2009, texte intégral.

Raoul Vaneigem, Anselme Bellegarrigue, Encyclopædia Universalis, lire en ligne. La fausse parole, Cognac, Le Temps qu’il fait, coll. Thierry Maricourt, Histoire de la littérature libertaire en France, Paris, A. Quelques officiers de l’armée, La Belgique militaire, volume 1, Bureau de la Revue Militaire et de la Marine, 1835, page 235.