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Tableaux des ressources et des emplois Le tableau entrées-sorties Le tableau entrées-sorties est une présentation du système de production mettant en le Dernier Tableau PDF les relations entre les produits et les branches de l’économie. Une branche est un regroupement d’unités élémentaires de production. Les comptes nationaux français utilisent les branches homogènes si bien qu’ils ne décomposent pas la production par branches dans la matrice des ressources. En effet, du fait de la correspondance biunivoque entre branches homogènes et produits, la ventilation par produits est suffisante.


Dans les pays qui utilisent les branches d’activité, la production sera ventilée par branches d’activité et par produits car une même branche d’activité peut avoir plusieurs produits. Le choix des nomenclatures Une difficulté pour l’analyse du système productif est la détermination du niveau de finesse auquel il est pertinent de travailler. Un niveau trop fin nécessite de travailler avec des tableaux énormes difficiles à utiliser et, surtout, les données utilisées risquent d’être trop imprécises car, en statistique, l’imprécision s’accroît avec le niveau de détail. L’analyse des relations entre branches Pour simplifier l’exposé, nous supposerons que les comptables nationaux ont défini trois branches homogènes : l’agriculture, l’industrie et les services.

Au niveau national, il est intéressant de montrer les relations entre ces trois branches. Chacune des branches utilise pour sa consommation intermédiaire des produits provenant des autres branches. Ces relations peuvent être montrées dans un tableau de synthèse faisant apparaître pour chaque branche la nature des consommations intermédiaires. Dans ce tableau les colonnes correspondent aux branches et les lignes aux produits. Si nous considérons la ligne « Industrie », 200 est la consommation intermédiaire en produits de l’industrie par la branche agriculture, 500 la consommation intermédiaire en produits de l’industrie par la branche industrie, 300 la consommation intermédiaire en produits de l’industrie par la branche des services, 1000 le total de la consommation intermédiaire en produits de l’industrie de l’ensemble de l’économie. Ce tableau peut être complété par deux autres pour faire apparaître l’ensemble du compte de biens et services.

Ainsi, à gauche nous pouvons ajouter un tableau montrant les ressources du compte de biens et services, c’est-à-dire la production, les importations, les impôts moins les subventions sur les produits. Pour simplifier la présentation de notre exemple numérique, nous supposerons qu’il n’y a ni impôts ni subventions sur les produits. A droite, nous pouvons ajouter un tableau montrant les différents emplois finals, c’est-à-dire la consommation finale, la formation brute de capital fixe, les variations de stocks, les acquisitions de biens de valeur et les exportations. Pour simplifier la présentation nous négligerons les variations de stocks et les acquisitions de biens de valeur. Ce tableau est directement tiré des travaux de l’économiste W. Léontieff qui avait publié en 1939 un tableau similaire présentant le système de production des Etats-Unis.

Chaque ligne de ce tableau montre les ressources et les emplois de chaque groupe de produits. La production se retrouve à la fois dans la première colonne et dans la dernière ligne, dans la colonne il s’agit de la production par produits et dans la ligne il s’agit de la production par branches. Dans notre exemple numérique nous retrouvons les mêmes valeurs parce que nous avons supposé que les branches sont homogènes, c’est-à-dire que chaque branche ne produit qu’un seul produit. Les marges de commerce et de transport Très souvent, les clients n’achètent pas les biens et les services directement auprès des producteurs mais passent par l’intermédiaire de commerçants. Ainsi, le prix payé par le client final diffère-t-il généralement du prix payé au producteur d’une marge de commerce. Ceci nous amène à préciser la définition et le calcul de la production des services du commerce.

Le commerçant ne détruit pas les biens qu’il achète, il se contente de les revendre dans le même état qu’il les a achetés. La comptabilité nationale définit la production des services du commerce par la marge réalisée sur les ventes, c’est-à-dire la valeur des ventes moins leur coût d’acquisition. Le coût d’acquisition est ici le coût de remplacement, c’est-à-dire le coût d’acquisition des biens vendus si le commerçant devait les acquérir au moment de la vente. Lorsque nous cherchons à établir l’équilibre ressources-emplois d’un produit particulier, c’est-à-dire le compte de biens et services pour ce produit particulier, nous devons donc tenir compte de marges de commerce. Par exemple, si nous considérons un produit comme l’automobile, la valeur des achats des clients correspond non seulement à la valeur de la production des constructeurs, mais également à la valeur des marges de commerce. L’équilibre ressources-emplois correspondant aux services de commerce est assez particulier puisqu’il y a une production mais pas d’emplois.