Le Chalcolithique et la construction des inégalités : Tome 1, Le continent européen PDF

Un le Chalcolithique et la construction des inégalités : Tome 1, Le continent européen PDF de Wikipédia, l’encyclopédie libre. 2 000 ans, de 3000 à 1000 av. Le préhistorien Nicolas Mahudel, par ses travaux de classification archéologique, élargit les concepts émis par Antoine de Jussieu.


Période de transition entre la fin des temps néolithiques et les débuts de l’Age du bronze, le Chalcolithique constitue, dans l’évolution des sociétés, une période essentielle marquée par diverses avancées techniques (la métallurgie, la roue, le chariot et le char, l’araire, la domestication du cheval dans l’ancien monde), des échanges organisés sur des espaces toujours plus larges, un contexte architectural où l’ostentatoire s’affiche à côté de l’ordinaire, un poids grandissant d’idéologies au service de dominants. Longtemps défini sur le seul critère de l’usage du cuivre, le concept de chalcolithique s’est par la suite étendu à la sphère du social. On le considère désormais comme une étape capitale dans la constitution d’élites à l’autorité fondée sur des réseaux d’alliances et/ou la guerre, l’hérédité, la maîtrise des circuits de distribution de matériaux recherchés ou de pièces exotiques. L’apparition d’inégalités sociales variant sensiblement selon les aires culturelles envisagées, les cas de figure analysés dans ce séminaire sont donc présentés en deux tomes distincts : Proche et Moyen-Orient, Amérique, Afrique d’un côté, continent européen de l’autre.

Le chercheur danois Christian Jürgensen Thomsen réinvente la notion d’ âge du bronze . Sans formation spécifique, Thomsen se voit confier en 1816 le classement des collections d’antiquités danoises au musée national du Danemark. Nicolas Mahudel, Thomsen classe par matière première les collections. Il les présente au public, dans trois cabinets différents, en 1819. Le premier regroupe les objets de pierre, le deuxième les objets en cuivre et en bronze et le dernier les objets en fer. 1685 par monsieur de Cocherel, avait initié les études paléographiques. En 1954, Jean-Jacques Hatt propose pour la France, une subdivision de l’âge de bronze qu’il confirmera définitivement en 1958 dans le Bulletin de la Société préhistorique française.

Bronze ancien : 1800 à 1400 av. Bronze moyen : 1500 à 1100 av. Bronze final : 1200 à 700 av. Bronze ancien : il correspond à l’apparition de la métallurgie, avant le Ve millénaire av.

Anatolie mais vers le IIe millénaire av. Bronze final : il est marqué par le début des grandes invasions, principalement celtiques, et se confond en Europe centrale avec la culture des champs d’urnes. Pour les besoins de précisions régionales, chacune de ces parties peut être subdivisée à son tour. Diffusion du cuivre natif au Chalcolithique.

La métallurgie du cuivre, avec fonte du minerai, se développe fortement en Bulgarie durant le Ve millénaire av. Des objets assez massifs, notamment des haches, sont produites. Il s’agit de poinçons, d’alênes, de poignards, de haches et de hallebardes. La métallurgie du Bronze, notamment en Europe, ne se développe vraiment qu’au cours du IIIe millénaire av. Diffusion de la métallurgie à l’âge du bronze.

Si la première métallurgie du cuivre ne s’est développée que dans les zones disposant de gisements de cuivre, l’âge du bronze se développe dans des régions dépourvues de minerais de cuivre ou d’étain. Le façonnage des outils lithiques, la confection du tissage ou la fabrication de la poterie ne nécessitent que des produits et des compétences qui ne relèvent que d’une économie locale. Ambre, un des moyens d’échange contre des minerais. L’innovation de l’industrie du bronze est son développement hors zone de gisements métallifères. L’approvisionnement, la production et la distribution élargissent leur horizon.

L’archéologie sous-marine a apporté une contribution précieuse à la connaissance de ces circuits économiques, notamment grâce aux fouilles de l’épave d’Uluburun. L’économie de subsistance des populations de l’âge du Bronze apparaît peu différente de celle des sociétés néolithiques et chalcolithiques qui les ont précédées : utilisation des meules à va-et-vient de type néolithique, de matériel de broyage, de lames en silex portant le  lustré des moissons . Cette économie reste ainsi essentiellement basée sur les pratiques de l’agriculture de labour et de l’élevage, complétées par les apports de la cueillette et de la chasse. La mise en place progressive d’échanges économiques dans lesquelles la valeur d’usage, base du troc, est accompagnée de notions nouvelles de valeur d’échange. Article détaillé : Métallurgie en Afrique ancienne.