La déportation pour motif d’homosexualité en France : Débats d’histoire et enjeux de mémoire PDF

Le mur du souvenir au camp de concentration de Natzwiller-Struthof avec la plaque à la mémoire des victimes de la barbarie nazie, déportées pour motif d’homosexualité. Pendant l’entre-deux-guerres, les la déportation pour motif d’homosexualité en France : Débats d’histoire et enjeux de mémoire PDF, en Allemagne, particulièrement à Berlin, bénéficiaient d’une plus grande liberté et acceptation qu’ailleurs dans le monde. 1933, les organisations homosexuelles furent interdites. Les livres portant sur l’homosexualité, et sur la sexualité en général, furent brûlés.


Les homosexuels au sein du Parti nazi furent eux-mêmes exécutés. Durant la période du Troisième Reich, entre 1933 et 1945, on estime que 100 000 hommes ont été fichés comme homosexuels. Parmi ceux-ci, environ 50 000 ont été officiellement condamnés comme tels. Il est difficile d’établir combien parmi ces derniers y périrent.

Article détaillé : Condition des homosexuels sous la république de Weimar. L’idéologie nazie a tout d’abord entretenu des relations ambiguës avec l’homosexualité. NSDAP à ses débuts, aurait été ni plus ni moins qu’une  organisation homosexuelle . Néanmoins, sous l’impulsion des officiers aristocrates et réactionnaires qui allaient constituer les SS, les Sections d’Assaut furent balayées avec la Nuit des Longs Couteaux. Il est à noter que déjà avant l’arrivée des nazis au pouvoir, les sociaux-démocrates et les communistes avaient régulièrement essayé d’atteindre Adolf Hitler en révélant et critiquant par voie de presse la vie sexuelle du chef des SA, allant parfois jusqu’à parler de relations orgiaques avec des jeunes membres des SA ou des Jeunesses hitlériennes. Berlin, qui était considéré comme la capitale de la liberté homosexuelle, devient le théâtre d’une active répression : les boîtes de nuit, les lieux de rencontre, les cafés et les bars homosexuels sont fermés, et les hommes qui les fréquentaient sont arrêtés, incarcérés ou déportés.

La persécution des homosexuels n’est pas tant l’héritière d’une morale publique ou d’une pudibonderie qui était de rigueur sous l’Empire allemand mais se justifie désormais par des raisons d’hygiène publique et de préservation de la race, l’homosexualité étant généralement présentée comme un risque pour la fécondité allemande et donc pour son devenir démographique. Les homosexuels arrêtés pour infraction au paragraphe 175 du Code pénal allemand qui réprime les relations  contre nature  entre hommes sont soit incarcérés soit transférés vers des camps de concentration. Les voies procédurales sont diverses, au gré des circonstances et de l’utilisation de la législation. Elles traduisent les incohérences ou les incertitudes de la politique à l’œuvre.

Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. II faut abattre cette peste par la mort. Autre discours d’Himmler, 16 novembre 1940. Documentaire allemand de 2013 sur la biographie de Wilhelm Heckmann, musicien de camp Mauthausen. Bent, de Sean Mathias, avec Clive Owen, film sur l’histoire d’un homosexuel qui préfère porter l’étoile jaune que le triangle rose.