L’idée de justice PDF

La théorie de la justice de Rawls s’appuie d’abord sur les postulats philosophiques de Kant : En matière de règle de gouvernement politique et social, le Juste doit primer sur le Bien compris comme ensemble de valeurs collectives. Sur la base ces conceptions de la personne et de la coopération sociale, Rawls propose une théorie de la justice qui constituerait une sorte de charte l’idée de justice PDF du fonctionnement d’une société juste.


Imaginons trois enfants et une flûte. Anne affirme que la flûte
lui revient parce qu’elle est la seule qui sache eu jouer; Bob
parce qu’il est pauvre au point de n’avoir aucun jouet; Carla
parce qu’elle a passé des mois à la fabriquer. Comment
trancher entre ces trois revendications, toutes aussi légitimes ?
Aucune institution, aucune procédure ne nous aidera à
résoudre ce différend d’une manière qui serait universellement
acceptée comme juste. C’est pourquoi Amartya Sen s’écarte
aujourd’hui, résolument et définitivement, des théories de la
justice qui veulent définir les règles et les principes qui
gouvernent des institutions justes dans un monde idéal – dans
la tradition de Hobbes, Rousseau, Locke et Kant, et, à notre
époque du principal penseur de la philosophie politique, John
Rawls. Sen s’inscrit dans une autre tradition des Lumières,
portée par Smith, Condorcet, Bentham, Wollstonecraft, Marx
et Mill : celle qui compare différentes situations sociales pour
combattre les injustices réelles. La démocratie, en tant que
« gouvernement par la discussion », joue dans cette lutte un rôle
clé. Car c’est à partir de l’exercice de la raison publique qu’un
peut choisir entre les diverses conceptions du juste, selon les
priorités du moment et les facultés de chacun. Ce pluralisme
raisonné est un engagement politique: le moyen par lequel Sen
veut combattre les inégalités de pouvoir comme les inégalités
de revenu, en deçà de l’idéal mais au-delà de la nation, vers la
justice réelle globale. Il importe d’accroître les revenus, mais
aussi de renfoncer le pouvoir des individus de choisir, de
mener la vie à laquelle ils aspirent. C’est ainsi qu’une personne
devient concrètement libre. L’idée de justice représente
l’aboutissement de cinq décennies de travail et de réflexion,
mais aussi d’engagement dans les affaires du monde.

La théorie débouche sur deux principes de justice : le premier concernant le domaine des libertés, le second, celui de la détermination  des postions sociales et de la répartition des biens économiques. Quels sont les destinataires des principes ? Quelle est la méthode de détermination des principes de justice ? 1er principe de justice : l’égalité dans les libertés de base, les plus étendues possibles.

Par exemple, la propriété privée des moyens de production ne fait pas partie de ces libertés de base qui doivent être étendues. 1er volet :  la « juste » égalité des chances pour l’accès aux responsabilités sociales. L’objet de ce volet du second principe est de neutraliser les effets des origines sociales afin de rétablir une véritable égalité des chances dans la distribution des positions sociales. Mais la conception rawlsienne ici, est beaucoup plus contraignante et rigoureuse que notre principe français d’égalité des chances. Cette répartition est injuste en revanche, si les plus mal lotis régressent, quand bien même on enregistrerait une progression du revenu moyen de l’ensemble des individus.

La situation la plus juste est celle qui provoque la plus grande progression des plus défavorisés. L’objet de ce second volet est de compléter le premier sur un point fondamental, absent de nos conceptions françaises de l’égalités des chances : la répartition des talents socialement valorisés par une société donnée, est toute aussi arbitraire que la répartition des origines sociales. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le Palais de justice de Bruxelles est un imposant bâtiment de style éclectique d’inspiration gréco-romaine situé sur la plus grande place de Bruxelles, la place Poelaert. Il est l’œuvre de l’architecte Joseph Poelaert. Le premier Palais de Justice avait été établi à l’emplacement de l’ancienne église des Jésuites, place de la Justice. Construit en 1818-1823 par l’architecte François Verly, le bâtiment se délabra rapidement.

La question de la construction d’un nouveau Palais de Justice plus spacieux se posa dès 1837. L’idée de construire un nouveau Palais de justice au quartier Léopold n’eut pas davantage de succès. En 1846-47, un autre projet de reconstruction du Palais fut également enterré. Une commission, instituée en 1853, proposa en 1857 d’organiser un concours. Le choix de l’emplacement donna cependant lieu à des controverses animées. En 1858, le ministre de la justice Victor Tesch suggéra pour la première fois les jardins de la famille de Mérode, à l’endroit où serait percé le prolongement de la rue de la Régence.

Dans son rapport, ce dernier préconisa de construire un bâtiment de 19 000 m2, avec une façade de 100 m faisant face à une place carrée de 100 m de côté. Ce concours international, doté de trois prix, fut organisé par Arrêté royal du 27 mars 1860 et 28 projets furent déposés. En 1861, le ministre Victor Tesch choisit l’architecte Joseph Poelaert. La première pierre fut posée le 31 octobre 1866 sous le règne de Léopold II. Escaliers du palais de justice de Bruxelles.

Vue de l’intérieur du palais de justice. Il était à l’époque le plus grand bâtiment du monde historique et reste aujourd’hui encore l’un des plus grands en pierres de taille de la planète. Il est toujours actuellement le plus grand palais de justice du monde. La démesure du chantier, et la liberté laissée à l’architecte d’outrepasser presque toutes les règles initialement imposées, reste un grand mystère. Avec ses colonnades titanesques, ses pilastres, et ses entablements, le palais offre un spectacle piranésien qui a inspiré de l’admiration à Garnier, architecte de l’opéra de Paris.

Poelaert avait prévu d’achever le palais par un couronnement inspiré des ziggourats babylonniennes et conçu, d’après les dessins d’époque, sous la forme de deux ou trois étages en retrait les uns par rapport aux autres et constitués de tables supportées par des pilastres laissant passer la lumière. Le portique central, situé à 39 mètres de haut, est surmonté du buste de Thémis, déesse de la justice, de la loi et de l’équité, due au sculpteur belge Joseph Ducaju. L’explosion d’un missile V1 le 4 novembre 1944 dans la rue des Minimes occasionna des dégâts supplémentaires. Congrès national dans la nouvelle constitution garante de la démocratie. Dernière œuvre de Poelaert conçue sous Léopold Ier, le Palais de Justice en couronne le règne et résume l’idéologie et la pensée de la première génération des fondateurs de la Belgique, axée sur le droit et la défense des libertés. Souvent limité aux exercices de dessin académique, le colossal est, ici, concrétisé magistralement.

S’il conserve la dignité des temples à colonnades et frontons, il l’enrichit du fantastique de la démesure. Une campagne de restauration du bâtiment débute dans les années 1980. Accusant divers retards, cette campagne n’est toujours pas terminée à l’heure actuelle. Le palais est ainsi recouvert d’échafaudages depuis des dizaines d’années.