L’ennemi principal – tome 1: Économie politique du patriarcat PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Cet article est une ébauche concernant l’anthropologie. L’homme a pour tâche d’alimenter en nourriture et argent, de l’ennemi principal – tome 1: Économie politique du patriarcat PDF la famille et toutes les fonctions sociales en dehors de l’organisation du foyer. La femme a pour tâche l’éducation des enfants et l’organisation interne du foyer.


Ce livre en deux volumes rassemble la plupart des textes publiés par Christine Delphy à partir de 1970 au sujet de ce qu’on appelait jusqu’alors la «condition féminine» ou «la question des femmes», et qu’avec la deuxième vague du mouvement féministe du 20e siècle, elle a désigné comme l’oppression des femmes et la question du patriarcat.
L’oppression étant la situation des gens opprimés, les femmes étant le nom que l’on donne à ces opprimés-là, et le patriarcat étant le système socio-politique qui organise tout cela.
Qui est donc alors «l’ennemi principal»? Pour la féministe matérialiste qu’est Christine Delphy, il ne s’identifie ni à l’Homme – avec une majuscule –, ni aux hommes en général. Ce n’est en effet ni une essence ni un groupe naturel: c’est un système. Or ce n’est pas non plus, ou plutôt pas principalement, pour cette théoricienne qui s’inspire de Marx mais dans un parfait esprit d’hétérodoxie, le système capitaliste.
L’ennemi principal, c’est ce qu’elle a choisi d’appeler le patriarcat: à savoir un système autonome d’exploitation et de domination, une structure sociale hiérarchique et inégalitaire. Elle refuse toute explication de la subordination des femmes en termes idéalistes – que ce soit sur des bases biologiques, naturalistes ou essentialistes, ou bien encore fondées sur l’idéologie ou le «discours».
Les différences entre femmes et hommes ne sont pas seulement des différences, mais aussi des hiérarchies. La société s’en sert pour justifier son traitement « différent » – en réalité inégal, hiérarchique – des groupes et des individus. 

Les rôles ne sont pas interchangeables. Il est symptomatique des dynamiques sociales dans de nombreux pays dans le monde. 1970, le concept de patriarcat est utilisé par le féminisme radical pour désigner le système social d’oppression des femmes par les hommes. Selon lui, l’émergence de la famille, comme noyau de l’organisation sociale avancée, aurait vu apparaître la famille patriarcale, après avoir développé la famille syndyasmienne et avant d’aboutir à la famille monogame. Mésolithique où la famille n’est déjà plus le clan mais la famille composée des enfants, parents et grands-parents, ne pouvaient voyager sur de longues distances. En second lieu, la division du travail, liée à l’amélioration des conditions de vie et au désir de réunir le nécessaire pour le mieux-être que cette amélioration procure, semble entrer en ligne de compte. Le nouveau mode de vie sédentaire aurait entraîné la nécessité de protéger l’accumulation des richesses alors que ce n’était pas nécessaire auparavant.

Dans sa version contemporaine, le concept de  patriarcat  entend mettre en exergue la spécificité de l’oppression des femmes. 1960, dans un contexte de forte prégnance du marxisme dans les analyses féministes, il vise à doter le mouvement féministe d’un outil d’analyse propre qui ne subordonnerait pas l’oppression des femmes à la lutte des classes. Nicole-Claude Mathieu, L’Anatomie politique : catégorisations et idéologies du sexe, Paris : Côté femme, coll. Colette Guillaumin, Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de nature, Paris : Côté femme, coll. Christine Delphy, L’Ennemi principal 1, l’économie politique du patriarcat, Paris : Éditions Syllepse, coll.