L’asepsie un demi-siècle avant Pasteur: Ignace Semmelweis (1818-1865) PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Céline lors l’asepsie un demi-siècle avant Pasteur: Ignace Semmelweis (1818-1865) PDF l’attribution du prix Renaudot en 1932 pour Voyage au bout de la nuit.


Semmelweis. Un nom bien étrange. C’est celui d’un médecin qui trouve sa voie dans l’étude d’une maladie infectieuse gravissime. Tour à tour saisi de pitié et de révolte, il refuse d’en admettre l’issue mortelle. Après maintes réflexions, il met au point un protocole basé sur l’usage de mesures simples permettant de l’éviter, comme le lavage des mains selon une rigueur toute particulière encore préconisée de nos jours à tous les professionnels de santé. Sans concession et malgré les quolibets de ses confrères et maîtres, il n’a de répit de faire admettre ses préceptes médicaux. Malheureusement, c’est souvent incompris qu’il se heurte aux préjugés les plus tenaces. Malgré tout, il ne renoncera pas. Robert Delavault nous entraîne sur les pas de cet initiateur méconnu de l’asepsie, de ce précurseur avant Pasteur. Il nous relate son émotion non dissimulée face à la guérison de ses patients, ses tristesses face à l’échec de certains traitements, sa lutte au quotidien pour soulager ses malades ou pour inculquer ses croyances médicales. L’auteur, à travers ce noble personnage, nous enseigne la médecine, la vraie, celle humaniste qui se dévoue sans compter pour aider le patient. Robert Delavault signe là un nouvel ouvrage relatif à l’Histoire de la Médecine tout simplement remarquable.

Voyage au bout de la nuit est le premier roman de Céline, publié en 1932. Le roman est notamment célèbre pour son style, imité de la langue parlée et teinté d’argot, qui a largement influencé la littérature française contemporaine. Il expose ainsi ce qui est pour lui la seule façon raisonnable de résister à une telle folie : la lâcheté. Il est hostile à toute forme d’héroïsme, celui-là même qui va de pair avec la guerre. Pour lui, la guerre met en évidence la pourriture du monde, qui est un thème récurrent du roman.

Néanmoins, Voyage au bout de la nuit constitue bien plus qu’une simple critique de la guerre. On pourrait aussi voir une réflexion nihiliste. Rien ne semble avoir d’importance pour le personnage principal. Bardamu a vu la Grande Guerre et l’ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées.

C’est la fin de son innocence. C’est aussi le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre, dont le pessimisme imprègne toute l’oeuvre. Il part ensuite pour l’Afrique, où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Il apparait dans des moments décisifs.