L’Art Khmer au musée Guimet, Paris PDF

Varanasi dans l’État indien de l’Uttar Pradesh. Comme le font toujours les sadhus de l’Inde de nos jours, le Bouddha ne se déplaçait pas durant la saison de la mousson ou vassa et il resta donc à Sarnath durant celle-ci, s’abritant dans le Mulagandhakuti Vihara, en fait l’Art Khmer au musée Guimet, Paris PDF hutte où il prendra l’habitude de résider lors de ses séjours à Sarnath. Sarnath devint un centre bouddhiste majeur de l’école Sammatiya, un nikaya primitif du bouddhisme hīnayāna.


Lors de sa visite à Sarnath au cours du règne de Chandragupta II, le pèlerin bouddhiste chinois Faxian y découvrit quatre stupas et deux monastères. Xuanzang y compta 30 monastères et 3 000 moines. Le site continue à prospérer sous la dynastie des Pala avant de subir, en 1026, les coups du pillard afghan Mahmoud de Ghazni lors d’un de ses 17 raids dans le nord de l’Inde. Le Dharmachakrajina Vihara est le dernier grand monastère érigé sur le site, une construction patronnée par l’épouse Kumardevi du raja de la principauté de Bénarès, Govindachandra de la dynastie des Gahadavala, qui régna de 1114 à 1154. Le site est rasé par le sultan de Delhi Qutb ud-Din Aibak en 1194 et devient inactif avec la quasi-disparition du bouddhisme de la terre indienne.

Jagat Singh, Sarnath va devenir un champ de fouilles pour les chercheurs de trésors. En 1815 sont effectuées les premières fouilles officielles sous la direction du colonel C. Suivent celles de Cunningham en 1835-1836 qui mettent au jour un monastère. Bouddha vénérant la roue du Dharma.

Parmi les autres campagnes de fouilles de Sarnath, on compte celles de C. C’est un bouddhiste singhalais Anagarika Dharmapala, qui est l’artisan de la restauration des monuments de Sarnath, qui étaient, à cette époque-là, dans un grand état de délabrement et d’abandon. Il plaide par ses écrits et ses discours pour une réhabilitation de Sarnath et lève des fonds auprès d’Indiens prospères et d’occidentaux. Le site, composé de ruines de bâtiments construits entre les règnes d’Ashoka et d’Akbar, comporte aussi un intéressant musée qui expose des sculptures, tant hindoues que bouddhistes, prélevées sur le site lors des fouilles. Tous les bâtiments anciens de Sarnath ont été saccagés par les musulmans.

Fait de briques, il mesure encore aujourd’hui quelque 35 mètres de hauteur pour une trentaine de mètres de diamètre. Il est décoré de frises et creusé de niches. Sa base est toutefois construite en pierres et sa cohésion est assurée par des crampons de fer. Dharmarajika Stupa est l’un des rares stapas datant de l’époque d’Ashoka, seules restent ses fondations après son pillage par Jagat Singh. Mulagandhakuti Vihara indiquent la place où le Bouddha passa sa première mousson tandis qu’à l’est on trouve le bâtiment moderne du même nom, décoré de fresques du peintre japonais Kosetsu Nosu. Chaukhandi Stupa, érigé d’après la tradition à l’endroit de la rencontre du Bouddha et des Bhadravargiya, et sur lequel Akbar fit élever une tour octogonale en mémoire de son père Humayun. Ashoka brisé depuis longtemps reste cependant dressé.