Honoré de Balzac à 20 ans : Esclave de sa volonté PDF

Croisset, lieu-dit de la commune de Canteleu, le 8 mai 1880. Acte de naissance de Gustave Flaubert en 1821. Adolescent aux exaltations romantiques, il est déjà honoré de Balzac à 20 ans : Esclave de sa volonté PDF par l’écriture au cours d’une scolarité vécue sans enthousiasme comme interne au Collège royal, puis au lycée de Rouen, à partir de l’année 1832.


COMMENT HONORÉ EST DEVENU DE BALZAC

Pour qu’ils deviennent des classiques, il fallait d’abord qu’ils soient des originaux.
Collection «à 20 ans» : l’aventure de leur jeunesse.
Dirigée par Louis-Paul Astraud

En 1819, âgé d’à peine 20 ans mais rêvant déjà de couvrir de gloire son nom, Honoré passe ses journées dans une mansarde parisienne, à écrire un drame théâtral dont, l’ayant lu, un académicien dira : «Ce jeune homme doit faire de tout, excepté de la littérature !» Sa rencontre avec Mme de Berny le transforme. Elle a 42 ans et neuf enfants, il en tombe follement amoureux. Elle devient sa protectrice, lui expert de l’âme féminine. Sous différents pseudonymes, il se met aux romans d’aventures. Puis devient imprimeur. Mais en trois ans, il se ruine et se condamne à écrire, toujours plus, toujours plus vite, pour rembourser ses créanciers…

Docteur ès lettres, présidente de la Société des Amis de Balzac, Anne-Marie Baron a publié de nombreux articles et essais sur le roman du XIXe siècle et son adaptation cinématographique.

Il est renvoyé en décembre 1839, pour indiscipline, et passe seul le baccalauréat, en 1840. Flaubert relatera dans l’ouvrage de jeunesse publié de manière posthume sous le nom de Voyage dans les Pyrénées et en Corse ou dans certaines éditions des Mémoires d’un fou. Le premier événement notable dans sa jeunesse est sa rencontre à Trouville-sur-Mer, durant l’été 1836, d’Élisa Schlésinger qu’il aimera d’une passion durable et sans retour. Dispensé de service militaire grâce au tirage au sort qui lui est favorable, Flaubert entreprend sans conviction, en 1841, des études de droit à Paris, ses parents souhaitant qu’il devienne avocat. Il revient à Rouen, avant de s’installer en juin 1844 à Croisset, au bord de la Seine, à quelques kilomètres en aval de Rouen.

Il y rédige quelques nouvelles et une première version de L’Éducation sentimentale. C’est également au printemps de cette année que commence sa liaison houleuse et intermittente sur une dizaine d’années avec la poétesse Louise Colet. Il lui porte un regard très critique que l’on retrouve dans L’Éducation sentimentale. Portrait de Gustave Flaubert par Eugène Giraud, vers 1856. Madame Bovary, Flaubert poursuit une correspondance avec Marie-Sophie Leroyer de Chantepie, femme de lettres vivant à Angers, et dévouée aux pauvres. Flaubert continue sa vie mondaine : il rencontre l’empereur, reçoit la Légion d’honneur en 1866 et resserre ses liens avec George Sand qui le reçoit à Nohant.

En juillet 1869, il est très affecté par la mort de son ami Louis Bouilhet. Tombeau de Flaubert et de sa famille à Rouen. De 1877 à 1880, il poursuit la rédaction de Bouvard et Pécuchet, qu’il avait entamée en 1872-1874 : l’œuvre satirique pour laquelle il réunissait une documentation immense restera inachevée, elle sera publiée en l’état dans l’année 1881, un an après sa mort. Ses dernières années sont assombries par la disparition de ses amis, les difficultés financières et des problèmes de santé. Il meurt subitement le 8 mai 1880, à Canteleu, au hameau de Croisset, foudroyé par une hémorragie cérébrale. La Bibliothèque historique de la ville de Paris possède le manuscrit de L’Éducation sentimentale, ainsi que 36 carnets de notes de voyages et de lectures écrites de la main de l’écrivain. Ce fonds a été légué par sa nièce en 1931.

Enfin, son regard ironique et pessimiste sur l’humanité fait de lui un grand moraliste. Son Dictionnaire des idées reçues donne un aperçu de ce talent. Sa correspondance avec Louise Colet, George Sand, Maxime Du Camp et d’autres a été publiée en cinq volumes dans la Bibliothèque de la Pléiade. Flaubert commence le roman en 1851 et y travaille pendant cinq ans, jusqu’en 1856. Revue de Paris sous la forme de feuilleton jusqu’au 15 décembre suivant. Le roman connaîtra un important succès en librairie.