Hobbes et la toute-puissance de Dieu PDF

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Dans la perspective d’une réflexion sur le processus de sécularisation de la pensée politique moderne, ce livre met en évidence le rôle joué par la notion de toute-puissance divine dans la constitution de la philosophie de Thomas Hobbes (1588-1679). Du point de vue de la théorie de la connaissance, cette notion sert à fonder le nécessitarisme, dans la théorie morale, elle rend compte du fondement de l’obligation et, dans la théorie politique, elle contribue à justifier le principe de souveraineté. En outre, et de façon fort singulière, l’omnipotence sert ici à penser, non pas l’immortalité, mais la mortalité humaine. Contrairement aux théologiens médiévaux dont il s’inspire, Hobbes n’inscrit plus sa réflexion dans l’horizon du salut éternel : s’il élabore une théologie, c’est parce que le principe qui oriente l’action de l’homme dans le monde, à savoir la mortalité naturelle, procède d’une volonté divine. Le but de cet ouvrage est donc de montrer que le caractère séculier de la pensée morale et politique moderne ne tient pas tant au rejet de la théologie qu’à une prise de conscience nouvelle des conséquences morales et politiques de notre mortalité.

Hobbes reçoit l’enseignement de l’église de Westport dès l’âge de quatre ans, et entre ensuite à l’école de Malmesbury, puis dans une école privée tenue par un jeune homme, Robert Latimer. Il passe dix-huit mois à Paris, et se rend à Venise. De retour en Angleterre en 1631, il se voit confier le jeune comte de Cavendish. Durant ce séjour, il fréquente Gassendi et entre en rapport avec le père Mersenne, qui lui ouvre les portes de la société savante de Paris et l’incite à publier ses ouvrages de psychologie et de physique.

1640, l’Angleterre connaît une opposition de plus en plus violente entre le Roi et le Parlement. Hobbes prend parti pour le roi, il quitte Londres en 1640 pour Paris et y reste en exil pendant onze ans. Le livre n’est pas publié, mais des copies circulent et font connaître Hobbes. Nature humaine ou les Éléments fondamentaux de la politique, et le De corpore politico. L’année suivante, il regagne enfin l’Angleterre et fait paraître à Londres sa grande œuvre : le Léviathan, qui provoque le scandale. Philosophie  qui contiennent sa philosophie première, sa logique, sa physique et la très controversée démonstration de la quadrature du cercle. Après le retour, fin mai 1660, de Charles II, Hobbes est accueilli à la cour et devient le familier du roi.

Dans l’entourage du roi, Hobbes compte de nombreux ennemis, et parmi eux des évêques qui entreprennent de réfuter le corrupteur de la morale. Chambre des communes à présenter un projet de loi, le 17 octobre 1666, permettant de prendre des mesures contre les athées et les sacrilèges. La lenteur des procédures sauve Hobbes, qui prépare un plaidoyer, avec la traduction latine du Léviathan qu’il publie à Amsterdam en 1668. Il compose Béhémoth en 1670, puis un dialogue et une Histoire ecclésiastique, et, en 1672, une autobiographie en distiques latins. 1675, il passe ses derniers jours hors de Londres, chez ses amis de la famille Devonshire.

Sur une plaque de marbre noir, on peut lire :  vir probus et fama eruditionis domi forisque bene cognitus. Selon une anecdote, Hobbes lui-même aurait proposé de graver sur sa tombe :  Voici la véritable pierre philosophale. Page de titre de la première édition du Discours de la méthode. Descartes, puis les Objections de Hobbes aux Méditations métaphysiques.