Hector Berlioz PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. L’exécution de l’œuvre dure 48 minutes. En 1827, Berlioz assista à Paris à une représentation de Hamlet de Shakespeare — bien qu’il ne comprît pas un mot d’anglais — où l’actrice irlandaise Harriet Smithson hector Berlioz PDF le rôle d’Ophélie.


Le père d’Hector Berlioz voulait que, comme lui, son fils soit médecin. Lui fut marqué pour toujours par la musique le jour de sa première communion. Au moment où il commence à étudier la musique, Hector apprend aussi à lire les cartes de géographie. Il rêve de partir en voyage, de devenir marin ! De chez lui, on voit les Alpes mais il essaie de regarder plus loin encore : derrière les montagnes, il y a l’Italie… Plus tard, Berlioz sera un grand voyageur. Il mettra toujours des paysages dans sa musique.

Un travail douloureux sortant d’une période de dépression qui avait commencé six mois avant le début de la composition. Harriet Smithson n’assista pas à la première, Berlioz se persuada qu’il avait exorcisé son attraction, et se fiança avec Marie Moke, une jeune pianiste. Berlioz, à la chevelure ébouriffée, jouait les timbales tout en regardant l’actrice d’un visage obsédé et chaque fois que leurs yeux se rencontraient, il frappait encore d’une plus grande vigueur. Grande-Bretagne, déçue, devint acariâtre et vieillit prématurément à cause d’une santé faiblissante. Berlioz la soutint toute sa vie. En témoigne le chapitre des Mémoires de Berlioz traitant de la fin de la vie d’Harriet, des pages comptant parmi les plus bouleversantes de la littérature.

Le traitement expressif de l’orchestre est sans précédent. Berlioz ordonnait à l’orchestre de murmurer, de chanter, de crier et même de hurler. Immédiatement après cette composition sur Faust, et toujours sous l’influence du poëme de Goethe, j’écrivis ma symphonie fantastique avec beaucoup de peine pour certaines parties, avec une facilité incroyable pour d’autres. La Marche au supplice, au contraire, fut écrite en une nuit. L’exécution ne fut pas irréprochable sans doute, ce n’était pas avec deux répétitions seulement qu’on pouvait en obtenir une parfaite pour des œuvres aussi compliquées. L’ensemble toutefois fut suffisant pour en laisser apercevoir les traits principaux. Trois morceaux de la symphonie, le Bal, la Marche au supplice et le Sabbat, firent une grande sensation.

La Marche au supplice surtout bouleversa la salle. La Scène aux champs ne produisit aucun effet. Le compositeur a eu pour but de développer, dans ce qu’elles ont de musical, différentes situations de la vie d’un artiste. Le plan du drame instrumental, privé du secours de la parole, a besoin d’être exposé d’avance. Le programme suivant doit donc être considéré comme le texte parlé d’un opéra, servant à amener des morceaux de musique, dont il motive le caractère et l’expression. Le programme suivant doit être distribué à l’auditoire toutes les fois que la symphonie fantastique est exécutée dramatiquement et suivie en conséquence du monodrame de Lélio qui termine et complète l’épisode de la vie d’un artiste.

En pareil cas, l’orchestre invisible est disposé sur la scène d’un théâtre derrière la toile baissée. L’auteur suppose qu’un jeune musicien, affecté de cette maladie morale qu’un écrivain célèbre appelle le vague des passions, voit pour la première fois une femme qui réunit tous les charmes de l’être idéal que rêvait son imagination, et en devient éperdument épris. Ce reflet mélodique avec son modèle le poursuivent sans cesse comme une double idée fixe. Telle est la raison de l’apparition constante, dans tous les morceaux de la symphonie, de la mélodie qui commence le premier allegro. Le passage de cet état de rêverie mélancolique, interrompue par quelques accès de joie sans sujet, à celui d’une passion délirante, avec ses mouvements de fureur, de jalousie, ses retours de tendresse, ses larmes, etc. Ayant acquis la certitude que non seulement celle qu’il adore ne répond pas à son amour, mais qu’elle est incapable de le comprendre, et que, de plus, elle en est indigne, l’artiste s’empoisonne avec de l’opium. La dose du narcotique, trop faible pour lui donner la mort, le plonge dans un sommeil accompagné des plus horribles visions.