Feu rouge pour calone. PDF

Un article de Feu rouge pour calone. PDF, l’encyclopédie libre. L’uniforme du régiment de 1776 à 1779.


Espionnage. Numéro 513 . Broché . 218 pages .

Le 6e régiment de dragons est un régiment français de cavalerie constitué sous l’Ancien Régime, et dissous en 1992. Jusqu’à la Révolution, les chefs de corps sont appelés mestre de camp. Ils sont propriétaires du régiment qu’ils commandent. 22 juillet 1812 : colonel Picquet, blessé. En mars 1788, le régiment de La Reine dragons s’installe à Laon, dans une caserne tout juste construite, qui, et cela est aussi nouveau, lui est affectée en propre et qui possède manège, carrière, magasins à fourrage et même un hôpital.

Les dragons y prêtent serment  à la Nation, au Roy et à la Loy  le 20 août 1789. De la fin de l’Empire en 1815 et jusqu’à la guerre de 1870, les régiments sont mobiles sur tout le territoire métropolitain et changent de garnison quasiment tous les deux ans. La chute de l’Empire trouve ainsi le 6e dragons à Nîmes. En 1853, avant de partir pour la Crimée, il est stationné à Tarascon. Puis viennent Clermont-Ferrand, Paris, Saint-Mihiel, Valenciennes, Lunéville et Lyon.

En 1870, il est à Libourne, qu’il retrouve un court moment après la guerre et avant de repartir pour Lyon. De 1872 à 1880, le régiment est à Chambéry, qu’il a déjà connu entre 1867 et 1869, où il concourt aimablement à la vie locale. De 1880 à 1886, il est à Joigny. Ce casernement dans l’Yonne voit arriver quelques innovations techniques.

Il stationne ensuite à Évreux, Quartier Tilly, de 1886 à 1914. Les caractéristiques de cette période sont le maintien de l’ordre lors des mouvements sociaux et les épidémies dues à des locaux insalubres qui font que la ville est menacée de voir partir son régiment de cavalerie. 6e dragons est à Vincennes, qu’il retrouve en 1919 après un court passage à Maisons-Laffitte. Là ce sont représentation et sport qui dominent. Dissous comme beaucoup d’autres unités après la défaite, le 6e dragons est recréé à Besançon en 1951, cette fois comme régiment blindé. Pour rivaliser avec les forces de l’Est, cette période est celle des essais de nouvelles organisations avec de nouveaux matériels.

Outre les chars américains de la guerre, elle voit notamment arriver l’AMX 13. Entre 1954 et 1956, des escadrons sont envoyés pour maintenir l’ordre en Afrique du nord. Les AMX 30 remplacent alors les AMX13 et nos dragons les utilisent au mieux de leurs possibilités. Enfin, en 1978, il rejoint Saarburg – Quartier de Lattre -, toujours en Allemagne, jusqu’à sa dernière dissolution en juillet 1992.

Il laisse à son départ les bâtiments au 16e Chasseurs, qui les exploitera jusqu’en 2010. Depuis, le site, comme d’ailleurs celui de Neustadt, est à l’abandon et son avenir comme entité militaire est désormais scellé. 2015 à travers une salle de spectacle qui donne une  revue de la caserne  où le 6e dragons tient la part belle. Louis XIV a toujours apprécié la condition militaire. Afin notamment de défendre les intérêts économiques de la France face aux grandes puissances européennes coalisées, tout en voulant montrer la magnificence du pays, il rassemble au fil des ans une armée considérable : certains parlent d’un soldat pour 20 adultes.

Les dragons constituent alors une arme spéciale propre fort appréciée, entraînée à combattre aussi bien à pied qu’à cheval, et n’appartenant ainsi ni à l’infanterie ni à la cavalerie. Les sous-officiers et trompettes disposent d’un deuxième pistolet au lieu du fusil. Le 14 septembre 1673, un édit royal crée le service spécial de la reine Marie-Thérèse : un régiment de dragons qui, en raison de son affectation particulière prend le nom de  dragons de la reine . Ce régiment est constitué de quatre escadrons à deux compagnies chacun. Chaque compagnie compte un capitaine, deux lieutenants, un tambour et cinquante à soixante dragons. L’effectif subit de fréquents changements suivant l’état de paix ou de guerre.

Le régiment de la Reine dragons, officiellement dénommé ainsi en 1675, porte l’habit rouge avec doublure et parements bleu -couleur distinctive des troupes royales- garnis d’agréments blancs de trois en trois des deux côtés, et le fameux bonnet à flamme rouge doublé de bleu, remplacé vers 1740 par le tricorne bordé d’argent à cocarde noire. Le bonnet est cependant conservé et posé sur la tête du cheval lors des revues. Lors de la guerre dite de Hollande, il assure la défense aux frontières en Alsace. C’est là, le 16 juin 1674, qu’il reçoit son baptême du feu, en enlevant le village de Sintzheim aux coalisés. L’occupation en Allemagne fait toutefois naître un sentiment anti français et, la ligue d’Augsbourg, comme on l’appelle, déclenche une nouvelle guerre. Le régiment rejoint alors l’armée chargée de défendre le nord de la France. La guerre terminée, les dragons de la Reine sont passés en revue au camp de Compiègne le 6 septembre 1698 par Louis XIV en personne et le roi Jacques II d’Angleterre.

Espagne en 1700, Louis XIV, beau-frère du défunt, se range du côté de son successeur désigné, ce qui amène la reformation d’une coalition anglo-allemano-hollandaise qui déclare une guerre à la France et à l’Espagne, toujours dans des buts purement économiques. Le régiment est d’abord engagé avec l’armée du Rhin qui subit une lourde défaite à Hochstedt en 1704. La Reine dragons est dans la Drôme en 1726 avant de participer aux manœuvres dans la Meuse de 1727. En 1731, il est engagé à l’armée d’Italie contre la coalition russo-autrichienne, dans la guerre dite de succession d’Autriche.

Ornans, place forte du Doubs où est édifiée une caserne pour les troupes de passage. La guerre n’étant pas pour autant terminée, le régiment livre de dures batailles en Allemagne et jusqu’à Prague qui dépend de l’empire. En 1742, il est à Dingolfing en Bavière, où il connaît les affres du climat et la disette. Il passe le Danube en janvier 1743 avant de rentrer en France. En 1744, Louis XV décide de reporter la guerre en Italie.