Femmes et justice pénale: XIXe-XXe siècles PDF

En raison de l’accès limité au réseau Femmes et justice pénale: XIXe-XXe siècles PDF, le projet avance lentement. 1980, toutefois, la communauté bénéficie d’un accès régulier à Internet, et le rythme de croissance des publications s’accélère.


Ensemble articulé d’une trentaine d’études sur les femmes et la justice, cet ouvrage constitue la première synthèse sur ce sujet peu connu qui s’intercale entre le domaine du droit en amont, et celui de la peine – et notamment de la prison – en aval. Il se concentre sur l’histoire contemporaine de quelques pays occidentaux, particulièrement la France et le Canada. Femmes et justice : ce thème dessine d’abord les contours d’une histoire spécifique, celle des illégalismes féminins (vol domestique, infanticide, avortement, prostitution) du XIXe et du début du XXe siècle… Le fonctionnement judiciaire, marqué par la différenciation des sexes, est aussi mis en lumière. Cette asymétrie qui produit tantôt de l’indulgence, tantôt un surcroit de sévérité à rencontre des femmes jugées s’explique en partie par les représentations collectives qui érigent en modèle la femme-mère, douce et soumise. Toute déviance paraît dès lors monstrueuse : la criminelle occupe une place de choix dans l’imaginaire misogyne. Autre facette, la femme victime des violences masculines, privée du droit de se défendre, suspectée dans ses dires. Un long combat sera nécessaire pour que sa parole soit reconnue. La féminisation toute récente des métiers de justice n’est pas étrangère à cette révolution impulsée par les féministes.

Parallèlement, en 1978, le Conseil des Arts du Canada créé Canadiana, un organisme sans but lucratif visant la préservation du patrimoine canadien et à sa mise en ligne. En 1993, John Mark Ockerbloom crée Online Books Page. Contrairement au projet Gutenberg, ce projet cherche à répertorier et réunir différents textes numériques anglophones déjà publiés, au sein d’un point d’accès unique. En 1995, Jeff Bezos crée Amazon. La presse, dans son sens large, commence alors à se mettre en ligne. De son côté, Brewster Khale fonde Internet Archive. En 1997, la Bibliothèque nationale de France crée Gallica.

En 2000, le logiciel de lecture Mobipocket est créé. Le Gemstar ebook devient alors la première tablette de lecture numérique officielle. En 2001, Adobe Flash Player lance son premier logiciel gratuit qui permet la lecture de fichiers numériques. L’année 2001 marque enfin la création du premier smartphone. En 2004, la compagnie Sony produit sa propre tablette. En 2007, Amazon commercialise Amazon Kindle, ou Kindle, qui permet à l’entreprise de se spécialiser dans la lecture numérique, alors qu’elle se concentrait jusque là sur l’édition numérique. 2008, la qualité de lecture sur l’écran des liseuses s’améliore considérablement.

De nombreux éditeurs commencent dès lors à distribuer, sous format électronique, des livres tombés dans le domaine public. Au même moment, pour une question de coûts et de rentabilité, certains éditeurs commencent à publier leurs auteurs de cette manière. C’est la  transposition à l’identique d’un livre papier en version numérique . Le livre numérique homothétique respecte les limitations physiques du livre malgré l’absence de ces limitations dans un environnement numérique. Il s’agit de la forme la plus répandue et de la première à être apparue.

Ce type de livre vient compléter la version imprimée grâce aux avantages que permet le format numérique, tant sur le plan de la forme que du contenu. Ainsi, par les possibilités d’enrichissement quasi infinies de l’œuvre qu’il admet, le type enrichi est de plus en plus exploité. Marcoux écrit qu’il s’agit du livre  créé par ou pour le numérique , c’est-à-dire que le livre originairement numérique a été pensé en fonction du format numérique et de ses potentialités techniques. Pour cette raison, il possède une forte hypertextualité, mais il est plus récent et moins commun que les précédents.