Desports, N° 1 : PDF

Dernière mise à jour : 6 août 2018. Ses joueurs sont surnommés les Dogues. Desports, N° 1 : PDF tête de cet animal figure sur l’emblème du club. 1912 : CAROLOREGIAN LODELINSART CLUB OLYMPIQUE change son appellation et opte pour le nom de OLYMPIC CLUB de CHARLEROI.


En juin 1924, Albert Londres, après avoir décrit l enfer des bagnes, entreprend de suivre le Tour de France et ceux qu il appelle Les Forçats de la route. De la dénonciation au récit de ce tour de souffrance , aucune rupture, mais l évidente continuité du travail de journaliste. Père du reportage, Londres abolit les frontières entre sujets dignes et futiles : seule l histoire prime. Noblesse du journalisme de terrain, grand reportage par excellence. D emblée, des liens indéfectibles unissent le sport au journalisme.

Entre 1954 et 1958, Antoine Blondin avait colonne ouverte à L Équipe, sa chronique singulièrement différente du reste du journal portait le titre : La semaine buissonnière . Des reportages à mi-chemin entre journalisme et littérature. Rigoureux dans les faits, l écrivain s ingéniait à décrire l événement en lui offrant une dimension nouvelle, littéraire dirons-nous simplement. Ainsi de ce match de football au beau milieu du Finistère, sous la pluie, opposant des amateurs à des amateurs. Exercice de style, l écrivain transfigurait le réel. D abord réticent à cet esprit nouveau, buissonnier , enfantin, l ensemble de la rédaction s engage dans cette voie et écrit les plus belles pages de l histoire de ce journal. Aussi, encore et toujours, une histoire de gamins, de quatre cents coups d adultes, de rédaction buissonnière instituée en ligne éditoriale. Des écrivains au service du jeu. Toujours à c ur l esprit d enfance, préparer un livre comme l on prépare un sale coup, une surprise. Qu importe ma vie ? Je veux seulement qu elle reste jusqu au bout fidèle à l enfant que je fus , écrit Georges Bernanos dans Les Grands Cimetières sous la lune.

En 1960, Pier Paolo Pasolini, inconditionnel du Bologna Football Club 1909, affirmait : Le sport est un phénomène de civilisation tellement important qu il ne devrait être ni ignoré ni négligé par la classe dirigeante et les intellectuels. En effet, le sport nous confronte au collectif, au social, au culturel autant qu à l économique et à son outrance libérale (marchandisation du corps, capitalisme roi). La chronique buissonnière, guidée d abord par le plaisir de raconter l exploit, s avère être une manière tout à fait pertinente de lire le monde a serious game.

Quand Henry Luce, éditeur du Time Magazine, fonde Sports Illustrated, il le définit ainsi : Non un magazine de sport, mais le magazine des sports. Le magazine Desports. Nous est revenu ce vieux mot français, le desport , qui désigne autant les jeux de l esprit que ceux du corps : Divertissement, plaisir physique et de l esprit , nous renseigne le dictionnaire. Tous les sports, donc le livre Desports. Vous irez, avec ce premier opus, carré et plat comme un livre, aux quatre coins du monde : en Belgique avec Bernard Chambaz s amuser à réaliser l inventaire de la petite reine belge ; à Berlin en 1936 pour lire le récit par Pierre-Louis Basse d une amitié entre le champion noir, Jesse Owens, et le héros de l Allemagne nazie, Luz Long ; revenir de nos jours en France avec Maylis de Kerangal et faire la connaissance de trois joueuses de l équipe nationale de basket féminin, trois braqueuses ; traverser le XXe siècle avec Lionel Froissart en dressant le portrait d un destin français, figure controversée de l histoire de la formule 1, Jean-Marie Balestre ; au Yémen, sauter par-dessus les chameaux avec Samuel Forey ; assister avec Gwenn Dubourthoumieu et Caroline Six à un surprenant concours de sauts d obstacles dans la province du Katanga au Congo. Puis écouter les digressions joyeuses de Denis Podalydès autour du football, du théâtre et de la tauromachie.

Fédération pour leur victoire dans le Championnat 13-14 des Clubs Adhérents . FEDERATION WALLONNE DES SPORTS ATHLETIQUES, nouvellement créée. 1922, OLYMPIC CAROLINGIEN DE LODELINSART change son appellation et devient OLYMPIC CLUB CHARLEROI. Le club n’a jamais plus quitté la nationale depuis lors. 1926 : décembre 1926, OLYMPIC CLUB DE CHARLEROI se voit attribuer le matricule 246. Un glorieux jubilé qui ne donne pas lieu à beaucoup de fastes car l’avenir du club est très incertain compte tenu de sa situation financière. Un projet de reprise déposé in-extremis permet la levée de l’interdiction d’activités.