Des rythmes de vie aux rythmes scolaires : Une histoire sans fin PDF

L’école maternelle a pour finalité d’aider chaque enfant, selon des démarches adaptées, des rythmes de vie aux rythmes scolaires : Une histoire sans fin PDF devenir autonome et à s’approprier des connaissances et des compétences afin de réussir au cours préparatoire les apprentissages fondamentaux. L’objectif essentiel de l’école maternelle est l’acquisition d’un langage oral riche, organisé et compréhensible par l’autre. En répondant aux divers besoins des jeunes enfants qu’elle accueille, l’école maternelle soutient leur développement. Elle élargit leur univers relationnel et leur permet de vivre des situations de jeux, de recherches, de productions libres ou guidées, d’exercices, riches et variés, qui contribuent à enrichir la formation de leur personnalité et leur éveil culturel.


Apprendre à connaître ses rythmes nécessite qu’on soit bien informé sur leur fonctionnement mais aussi sur les causes de dysfonctionnement. Mieux les connaître permet de les respecter, permet alors d’aménager les temps d’apprentissage et de travail ainsi que les efforts à fournir en fonction des disponibilités physiologiques qui sont les nôtres. Les rythmes biologiques sont les seuls pour lesquels des horloges biologiques génétiquement programmées ont été découvertes alors que les variations au cours du temps des fonctions psychologiques (l’attention, la mémorisation) sont à la fois dépendantes de ces rythmicités biologiques et des contextes environnementaux dans lesquels ces fonctions s’exercent. Ainsi de nombreux facteurs masquants (la motivation, le niveau de compétence, les différences inter-individuelles, l’âge, le contenu des tâches, etc) jouent un rôle important sur ces variations au cours du temps des performances liées au bon fonctionnement de ces fonctions psychologiques : c’est pourquoi aménager les temps d’apprentissage nécessite à la fois de bien connaître les rythmicités biologiques auxquelles on ne peut échapper mais aussi d’intervenir principalement sur les contenus, les pratiques pédagogiques, les méthodes d’apprentissage et d’évaluations mis en oeuvre pour les activités occupant les différents temps de la journée. Pour les enfants cela concerne les temps scolaires comme les temps non scolaires. Dans cette nouvelle édition actualisée, vous trouverez toutes les informations nécessaires à une meilleure compréhension du fonctionnement de nos enfants ainsi que les erreurs à éviter tant en matière d’éducation que d’aménagements à proposer pour un mieux-vivre de chacun d’eux.

Elle stimule son désir d’apprendre et multiplie les occasions de diversifier ses expériences et d’enrichir sa compréhension. Les activités proposées à l’école maternelle doivent offrir de multiples occasions d’expériences sensorielles et motrices en totale sécurité. Le projet d’école est le moyen de garantir la continuité nécessaire entre l’école maternelle et l’école élémentaire dont la grande section, classe de l’école maternelle mais aussi première année des apprentissages fondamentaux, est la charnière. Il est conçu et mis en œuvre en liaison avec l’école élémentaire et peut être commun aux deux écoles.

La participation effective des parents au projet d’école et plus largement à la vie de l’école est recherchée. La mise en œuvre du programme doit prendre en compte les étapes et le rythme du développement de l’enfant. L’école maternelle a un rôle essentiel dans le repérage et la prévention des déficiences ou des troubles, rôle qu’elle doit assumer pleinement, en particulier pour les troubles spécifiques du langage. Le langage oral est le pivot des apprentissages de l’école maternelle.

L’enfant s’exprime et se fait comprendre par le langage. Il apprend à être attentif aux messages qu’on lui adresse, à les comprendre et à y répondre. Ils nomment avec exactitude les objets qui les entourent et les actions accomplies. Progressivement, ils participent à des échanges à l’intérieur d’un groupe, attendent leur tour de parole, respectent le thème abordé.

Ils redisent de manière expressive des comptines et interprètent des chants qu’ils ont mémorisés. Une attention particulière est portée à la compréhension qui, plus que l’expression, est à cet âge étroitement liée aux capacités générales de l’enfant. Les enfants apprennent à distinguer une question, une promesse, un ordre, un refus, une explication, un récit. Ils distinguent la fonction particulière des consignes données par l’enseignant et comprennent les termes usuels utilisés dans ce cadre. Les enfants sont amenés à comprendre un camarade qui parle de choses qu’ils ne connaissent pas, un interlocuteur adulte, familier ou non, qui apporte des informations nouvelles. Grâce à la répétition d’histoires ou de contes adaptés à leur âge, classiques et modernes, ils parviennent à comprendre des récits de plus en plus complexes ou longs, et peuvent les raconter à leur tour. En manipulant la langue, en écoutant des textes lus, les enfants s’approprient les règles qui régissent la structure de la phrase, ils apprennent l’ordre habituel des mots en français.

Ils composent progressivement des unités plus larges que la phrase : un énoncé, de très courts récits, des explications. Chaque jour, dans les divers domaines d’activité, et grâce aux histoires que l’enseignant raconte ou lit, les enfants entendent des mots nouveaux, mais cette simple exposition ne suffit pas pour qu’ils les mémorisent. L’acquisition du vocabulaire exige des séquences spécifiques, des activités régulières de classification, de mémorisation de mots, de réutilisation du vocabulaire acquis, d’interprétation de termes inconnus à partir de leur contexte. Ces acquisitions décisives sont rendues possibles par l’attention que l’enseignant porte à chaque enfant, auquel il fournit les mots exacts en encourageant ses tentatives, et en reformulant ses essais pour lui faire entendre des modèles corrects. L’école maternelle introduit progressivement les enfants aux apprentissages fondamentaux. Les activités d’expression à l’oral, en particulier les séquences consacrées à l’acquisition du vocabulaire, les situations nombreuses d’écoute de textes que l’enseignant raconte puis lit, et la production d’écrits consignés par l’enseignant préparent les élèves à aborder l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Ils apprennent à les nommer de manière exacte et en comprennent les fonctions.

Ils observent et manipulent des livres, commencent à se repérer dans une page, sur une couverture. Les enfants se familiarisent peu à peu avec le français écrit à travers les textes lus quotidiennement par l’enseignant. Les enfants sont mis en situation de contribuer à l’écriture de textes, les activités fournissant des occasions naturelles de laisser des traces de ce qui a été fait, observé ou appris. Ils apprennent à dicter un texte à l’adulte qui les conduit, par ses questions, à prendre conscience des exigences qui s’attachent à la forme de l’énoncé.