Des Hommes et des monstres PDF

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Chaque période historique a sa conception du monstre. Tous les monstres sont crédibles, car le monde réel reste lui-même inconnu,  enchanté  et rempli de mystères. Une courte période, dite pré-scientifique, correspondant à peu-près au siècle des Lumières, 1700-1820. Le monstre perd de sa fonction sociale, son caractère fabuleux, pour devenir objet de description réelle, savante ou médicale. La période scientifique moderne : Les monstres deviennent objets de sciences, nommés et classés, selon des données anatomiques et embryologiques, répondant aux lois générales de tous les êtres vivants. D’autre part, réels ou imaginaires, ils peuvent être objets de spectacles et de représentations, artistiques ou littéraires. Le monstre et le monstrueux sont mis en rapport avec le divin et le merveilleux, mais aussi avec le rare, l’inhabituel ou l’exotique.

Les Romains se vivaient entourés de peuples barbares, et au-delà des barbares se trouvaient les monstres, voire les peuples monstrueux. Ainsi Pline l’Ancien les situait aux frontières extrêmes de l’Inde et de l’Éthiopie. Geoffroy Saint-Hilaire pour qui monstruosité ne signifie pas  dérogation aux lois habituelles . Wolff dans La science des monstres, peine à cerner les limites de la monstruosité.

On applique plutôt le terme de monstruosités aux formes les plus accentuées, les plus curieuses, et l’on réserve le nom d’anomalies à des cas plus discrets, souvent compatibles avec la vie. Wolff utilise donc un ordre croissant de gravité : anomalie, malformation, monstruosité, dont les limites exactes varient selon la société, la culture et la sensibilité de chacun. Dans son acception vulgaire, le terme monstre désigne aussi bien les êtres réels que des créatures fantastiques. Par antiphrase, adressé à un enfant ou une personne aimée,  petit monstre ! Certaines acceptions insistent simplement sur le côté spectaculaire, c’est le cas du monstre sacré, par exemple Marilyn Monroe ou James Dean, avec une connotation d’admiration ou d’adoration. Le monstre est de manière plus générale un individu qui par certaines de ses caractéristiques propres se démarque de façon significative de ses congénères.

La Tête de Medusa par Rubens, circa 1618. Scène du puits dans la grotte de Lascaux. L’Enfer, volet droit du triptyque Le Jardin des délices de Jérôme Bosch. Le Jardin des délices est un triptyque peint par Hieronymus van Aken, dit Jérôme Bosch, entre 1503 et 1504, conservé au Musée du Prado depuis 1939. Parmi les peintres de monstre, Jérôme Bosch demeure une référence incontournable. Hagiographe et membre de la Confrérie de Notre-Dame de Bois-le-Duc, il était un notable de la région, loin de l’image d’un ermite sulfureux que l’on s’imagine parfois.

Ses tableaux, bien que fantaisistes, restaient pour la plupart des triptyques destinés aux églises et objets de culte. Il n’empêche qu’une œuvre telle Les Jardins des délices suscita de nombreuses réactions. Plusieurs éléments iconographiques permettent de penser que Bosch peint la monstruosité dans le but d’alerter les fidèles. Le monstre, dans les mythologies, est omniprésent. Les croyances païennes font resurgir la figure du monstre, assimilé à une terreur collective. Le monstre est souvent double et se cache sous une apparence humaine. Amours de Psyché présente un  monstre  de galanterie : Amour.

Je l’ai toujours regardé comme un monstre. Mais c’est ici un monstre naissant. Il n’a pas encore mis le feu à Rome . Robert, Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, t. Laurent Lemire, Monstres et Monstruosités, Perrin, 2017, p.

Il était parfaitement admis que la cathédrale Saint-Jean soit ornée d’une l’horloge astrologique, conçue par le forgeron Peter Wouterszoon en 1513, bien que l’astrologie soit alors considérée comme un blasphème, car seul Dieu peut connaître l’avenir. Roger van Schoute et Monique Verboomen, Jérôme Bosch. Roger-Henri Marijnissen et Peter Ruyffelaere, Abécédaire de Jérôme Bosch, Flammarion, Paris, 2001, p. Laurent Lemire, Monstres et Monstruosités, Perrin, 2017, 216 p. Pierre Ancet, Phénoménologie des corps monstrueux, 2006, Paris, PUF. Icons of Horror and the Supernatural : An Encyclopedia of Our Worst Nightmares, vol.

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