Comment reconnaître une faïence de Rouen PDF

Faïencerie de Gien est l’une des plus renommées et la plus importante d’Europe. La Comment reconnaître une faïence de Rouen PDF de Gien a excellé dans l’art de l’imitation, et fabriqua des copies de pièces du passé à un prix accessible.


La production d’une faïence colorée débute à Rouen dès le XVIe siècle dans l’atelier de Masséot Abaquesne, considéré aujourd’hui comme le primier faïencier français. A la fermeture de son atelier, l’activité cessa pendant plus d’un demi-siècle. Relancée en 1644, la production de faïence de grand feu à Rouen s’épanouit pleinement au XVIIIe, siècle, stimulée par la concurrence à laquelle se livrèrent les nombreuses manufactures implantées sur la rive gauche de la Seine. Influencée par de grands centres, Nevers et Delft, la faïence rouennaise sut assez tôt se dégager des modèles et mettre au point ses propres compositions décoratives. Si les décors rayonnants aux lambrequins, en camaïeu bleu puis bleu et rouge ont assuré sa renommée, les pétillantes chinoiseries, la fantaisie du décor à la corne de la période rocaille donnent de Rouen l’image d’une faïence joyeuse, élégante et d’une rare inventivité. Cet ouvrage, qui réunit les différents aspects de cette fabrication, est un guide pour mieux reconnaître une faïence de Rouen.

Thomas Edme Hulm, dit  Hall  comme son père, après avoir cédé la manufacture de Montereau gérée par sa famille depuis 1774, acquiert les terrains et immeubles de l’ancien couvent des Minimes pour y installer une nouvelle manufacture de faïence, façon anglaise, appelée par la suite à une renommée mondiale. Encrier en faïence de Gien, fabrique Geoffroy-Guèrin, 1871 exposé au musée de la faïence de Marseille. La société connaît des difficultés financières très rapidement et elle change de fait plusieurs fois de mains dans la période 1826-1862. Xavier Chodron de Courcel fut le dernier descendant à en être président directeur général. La production s’est d’abord intéressée à la vaisselle utilitaire puis elle s’est orientée vers la fabrication de services de table, de pièces décoratives et de services aux armes des grandes familles.

L’importante production de lampes à pétrole ou à huile est une spécificité de Gien. En 1882, la société se lance parallèlement dans la fabrication de carreaux de revêtement en céramique. Les faïenciers de Gien ont développé la technique des émaux cloisonnés, née à Longwy en Lorraine, vers 1870. En décembre 1983, l’entreprise dépose le bilan. C’est Pierre Jeufroy qui reprend l’activité en 1984 avec 108 salariés, aidé par son épouse, nommée directrice artistique. Des mesures drastiques sont alors prises. La surface de production est divisée par deux et les produits non-rentables retirés du catalogue.