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Paul Claudel, sa carrière est météorique, brisée par un internement psychiatrique et une mort quasi-anonyme. Louise-Athanaïse, née Cerveaux, fille du médecin et nièce du prêtre du village. Camille Claudel devient l’aînée d’une future fratrie de trois. Camille Claudel claudel Danse Japon PDF Jessie Lipscomb dans leur atelier rue Notre-Dame-des-Champs en 1887, photographie de William Elborne.


Conçu pour Nijinski à Rio avant que le danseur ne sombre dans la schizophrénie, le ballet de L’Homme et son désir (argument de Paul Claudel, musique de Darius Milhaud) sera finalement créé en 1921 à Paris par les Ballets Suédois. Il connaîtra ensuite au Japon une improbable mutation, Claudel reprenant dans La Femme et son ombre bien des aspects de son ballet brésilien tout en l’inscrivant, non sans subtilité, dans un cadre emprunté à la tradition des grands acteurs de kabuki qui l’ont approché.

Depuis son adolescence, Camille Claudel est passionnée par la sculpture et commence très jeune à travailler la glaise. Appuyée constamment par son père qui prend conseil auprès d’Alfred Boucher, Camille Claudel doit affronter la très forte opposition de sa mère qui aura toujours une violente aversion pour cet art qui passionne sa fille aînée. Camille Claudel persuade sa famille d’emménager à Paris, à l’exception de son père retenu par ses obligations professionnelles, afin de perfectionner son art auprès des maîtres. Jessie Lipscomb avec qui elle se lie d’une profonde amitié. En 1882, Camille Claudel étudie sous la direction du sculpteur Alfred Boucher. Vieille Hélène et Paul à 13 ans. Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose.

Je lui ai montré où trouver de l’or, mais l’or qu’elle trouve est bien à elle. Le Baiser, sculpture à laquelle ils travaillèrent ensemble, et à la Porte de l’Enfer, œuvre inachevée d’Auguste Rodin dont Camille Claudel fut une des nombreux collaborateurs. 1917 — ce qui entraîne de violents épisodes de jalousie chez Camille Claudel. Camille Claudel a souvent envisagé le mariage avec Rodin mais ce dernier disait :  Non ! Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Le sculpteur à l’âge de 51 ans, aux dernières années de sa liaison avec Camille Claudel.

Camille Claudel glisse de l’expressivité passionnée et exclusive du corps nu, propre à ce dernier, à une science des attitudes plus originale et maîtrisée qui relève de son génie propre. Des drapés très art nouveau enveloppent de plus en plus les corps. Mais l’artiste ne s’arrête pas là, elle explore une nouvelle voie, profondément originale. Elle en donne quelques croquis étonnants, parmi lesquels on reconnaît Les Causeuses. Des œuvres nombreuses et remarquables naissent alors sous ses doigts. C’est l’invention d’une statuaire de l’intimité qu’elle seule a pu atteindre.

La voie amorcée par Camille Claudel vise à saisir sur le vif le vécu d’un geste simple, dans l’intensité de l’instant. Elle s’attarde au moment qui s’échappe et tente d’en faire sentir toute la densité tragique. Paul, sa sœur Louise, ou son amant Rodin. Camille Claudel y élabore son projet de buste de la petite-fille du propriétaire du château, La Petite Châtelaine, terminé en 1896. Rodin se détache peu à peu de Camille Claudel et celle-ci est déchirée entre ses envies d’engagement avec Rodin, et sa soif d’indépendance artistique. Rodin décide de rester auprès de Rose Beuret, après une décennie de passion avec Camille Claudel.

Rodin et Camille auraient eu deux enfants non reconnus — comme Auguste — par Rodin, et que Camille aurait subi plusieurs avortements. L’hypothèse des deux enfants est confirmée par Jehan Rictus dans son journal. Elle représente en effet un homme mûr qui abandonne la jeunesse implorante, pour se tourner vers la vieillesse, voire la mort. L’Âge mûr correspond à un moment-clé de la carrière de Claudel : elle est alors dans la parfaite maîtrise de ses moyens, et connaît un début de reconnaissance officielle, qui toutefois n’aura jamais l’ampleur que l’artiste est en droit d’espérer. Les Causeuses en 1895, et La Vague en 1897, en font partie. L’hôtel de Jassaud, no 19 quai de Bourbon à Paris, où Camille Claudel habita et travailla de 1899 jusqu’à son internement.

Inondation de 1910 à Paris, au pont Saint-Louis qui conduit au quai de Bourbon. Camille Claudel continue de produire, mais ne reçoit pas de commande de l’État, malgré le soutien de son admirateur enthousiaste Octave Mirbeau, qui proclame, à trois reprises, son génie dans la grande presse. En effet, Camille Claudel défie la morale sexiste du monde de l’art de l’époque en sculptant des nus avec la même liberté que les hommes. L’État achète également un bronze de L’Abandon. Plusieurs photographies la présentent les traits du visage lourds et épaissis, dont l’une en 1905 signant le marbre de Vertumne et Pomone. En 1909, Paul Claudel dans son Journal l’a décrite dans son atelier :  À Paris, Camille folle.