Chroniques tchadiennes PDF

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C’est une histoire éternelle. Haïtara et Souloulou s’aiment mais l’amour est-il possible, quand il faut survivre dans un Tchad en guerre ou la haine parait tout régir ou d’une minute à l’autre le monde qu’on a connu peut s’effondrer. Ou les puissances étrangères attisent les braises ? Un regard sur le Tchad d’aujourd’hui et sur le bouleversement de ses sociétés.

Ce qui vient de se passer en Allemagne en est un exemple particulièrement intéressant. Et la problématique qui est à l’origine de la procédure judiciaire est des plus sensibles, c’est peu dire. Cela a entraîné de très vives réactions dans la communauté juive et par ricochet dans la communauté musulmane, dont les représentants ont affirmé qu’il s’agissait d’une atteinte intolérable aux croyances et aux pratiques religieuses. Cela appelle des commentaires à plusieurs niveaux. En droit, ce n’est pas sans arguments recevables que certains considèrent que la circoncision pourrait, y compris en France, constituer une infraction pénale.

Il n’est pas complètement aberrant de soutenir que le fait d’enlever à un très jeune garçon une partie de la peau recouvrant son sexe soit une violence au sens de ces textes, puisque par définition il n’a pas donné son accord et que le geste lui est imposé par les adultes, qu’il doit être maintenu par la force, qu’il peut chercher instinctivement à se soustraire à l’acte, qu’il peut pleurer et crier, et que cette intervention n’est pas forcément sans la moindre douleur. Et dans l’affaire allemande, il semble que l’affaire soit allée jusqu’au tribunal plus à cause des complications médicales que de la réalisation de la circoncision en elle-même. La question était alors d’apprécier la responsabilité juridique de ce médecin, non de statuer sur la légitimité de la circoncision. Intéressante et devant être analysée plus avant est la réaction des organisations religieuses. Leur position se résume en substance de la façon suivante : « Il s’agit d’une coutume ancienne et importante dans notre religion, donc toute critique de la circoncision est interdite, sinon c’est une atteinte intolérable à notre liberté et à nos croyances ». Depuis des années, les législations intègrent de plus en plus les « droits de l’enfant » comme droits fondamentaux. Tant en droit interne qu’en droit international de nombreux textes protègent les mineurs afin qu’il ne soit pas porté excessivement atteinte à leurs droits.

La mise en place de règles contraignantes est d’autant plus indispensable que par hypothèse les mineurs ne sont pas en état de revendiquer eux mêmes le respect de leurs droits fondamentaux. 14 pour la liberté de religion et l’article 19 pour la protection contre les violences sous toutes les formes et parmi celles-ci les atteintes sexuelles. L’article 14 relatif à la religion rappelle le droit des parents de « guider » leur enfant dans l’exercice de ses droits et notamment de sa liberté de religion. Mais « guider » ce n’est pas « imposer ».