Artisan pour changer de vie PDF

Le tourisme de masse : une maladie fatale ? Des régions parmi les plus belles du monde sont malades. Elles sont atteintes d’une maladie qui peu a artisan pour changer de vie PDF les enlaidit et les affaiblit en dévastant l’environnement et en écrasant les populations.


Cet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.

Ses symptômes sont la pollution écologique et culturelle, la dépossession des populations de leurs territoires, l’exploitation de celles-ci et l’utilisation démesurée des ressources naturelles. Or, si le tourisme peut avoir des aspects positifs dans certains lieux ou pour certaines communautés, le tourisme de masse c’est un autre sujet lequel est, malheureusement, inconnu en lui-même et ses conséquences. A priori, rien de mal, mais il est nécessaire de considérer de plus près quelles en sont les implications. Qu’y a-t-il de mal dans le tourisme de masse ? Ceux qui se rendent sur les lieux contaminés par le tourisme de masse s’amusent à coup sûr : tout y est fait pour que le touriste y trouve les produits et services garantissant un séjour à son goût, qui ne s’éloigne pas excessivement de ses habitudes de consommateur européen. Car, même dans les pays sous-développés ou en développement, les parcs touristiques se doivent de garantir un haut niveau de qualité de prestation. Un désastre écologique Très logiquement, une quantité massive de touristes exige une quantité plus massive encore de produits et services, donc de ressources naturelles et de main d’œuvre.

Le besoin de ressources naturelles implique une consommation immodérée,  qu’il s’agisse d’eau ou d’électricité. Un des problèmes écologiques les plus graves a trait aux à la question de l’eau. Tandis que, dans le monde, un milliard de d’humains n’a pas accès à l’eau potable, un touriste utilise en moyenne la même quantité d’eau en 24 heures que ce qu’utilise un villageois d’un pays pauvre sur une période de 100 jours de riziculture. Une importante quantité de touristes consommant une importante quantité de produits, génère immanquablement une importante quantité de déchets. Barbade, les eaux usées envoyées par les hôtels dans la mer, même si elles sont traitées, reste tout de même riche en azote, lequel détruit les plantes maritimes indispensables à l’alimentation de poissons et à la construction de coraux.

En République dominicaine, les femmes de chambre aux hôtels travaillent neuf heures par jour, ne bénéficient pas de congés payés et ne peuvent obtenir de vacances qu’en l’échange des heures supplémentaires effectuées. Dans de telles conditions, il est évidemment impossible de former un syndicat. Et, sans adversité ni contestation, les capitalistes ont toute liberté pour imposer leurs règles. On pourra toujours argumenter que, même s’il existe des effets négatifs, le développement économique et la hausse des revenus liés au tourisme valent la peine. Et pourtant, la réalité est têtue. Car la majorité des recettes générées par cette industrie ne profite pas au pays visité, beaucoup de centres touristiques étant conçus comme des enclaves, des zones franches, comme closes sur elles-mêmes et séparées par l’étanchéité du mur de l’argent, des zones environnantes. La privatisation du sol Un autre problème qui affecte la population tient à l’impossibilité de jouir du territoire où il vit.

Bacalar, nous avons pu constater que la privatisation de la rive de la lagune, au profit d’hôtels, en empêchait de fait l’accès, sauf par deux uniques pontons. C’est également le cas en Jamaïque où, bien que la loi dispose que les plages sont des espaces publics, les plus belles du pays ont été privatisées et les hôtels, par leurs tarifs dissuasifs pour les locaux, interdisent de facto à ceux-ci d’en jouir. Ce sont d’ailleurs surtout les pêcheurs qui s’en trouvent les plus affectés, manquant d’espaces pour décharger leurs bateaux. Existe-t-il donc une cure pour cette maladie ? Promouvez le tourisme alternatif pour le bien de l’environnement et des populations. La maladie du tourisme de masse est,  certes, avancée et sérieuse mais peut-être peut-elle encore être traitée avec les efforts et approches appropriés. La prochaine fois que vous voyagez, ne soyez pas une des cellules de ce cancer mondial, mais une médication, c’est-à-dire une partie de la solution qui aide à éradiquer la maladie.

L’industrie du tourisme au Pérou : alerte au désastre ! Note : vous n’obtiendrez pas de lien en venant commenter sur VDN. Inutile donc de venir spammer Seuls les liens pertinents, en rapport avec le sujet seront publiés. Le tourisme de masse, c’est la conséquence inévitable du tourisme tout court, une fois que celui-ci est accéssible a un grand nombre de personnes. Bonjour et merci pour votre commentaire. Il me semble que ce que vous dites est un peu tautologique. Et que le problème du tourisme de masse, s’il est en effet surtout le problème du fait touristique tout court, est à plus forte raison le problème conjoint du productivisme, du capitalisme et du libéralisme.

On ne peut penser ce phénomène sans aller à la source : pourquoi des masses de gens désirent la même chose ? Pourquoi se fait-il qu’il y a des périodes où les migrations touristiques sont plus fortes ? Etats sont ralliés au projet néolibéral qui considère que l’économie doit s’autoréguler. Entre le désastre écologique et l’exploitation des locaux, c’est dur d’entendre toutes ces vérités. Les gens n’ont souvent pas les bons gestes par manque d’éducation. Nous sommes dans une économie de croissance permanente et de consommation à outrance, le tourisme fait parti du jeu. Ce qui rend les gens très égoïstes.