Archives de sciences sociales des religions, numéro 116, 2001 PDF

L’article ci-dessous présente un inventaire des principales interprétations des données archéologiques concernant leur époque. Pour les données archéologiques voir l’article Données archéologiques sur David et Salomon. David va de -1050, d’après James Ussher, à -960, d’après E. Pour les périodes archives de sciences sociales des religions, numéro 116, 2001 PDF anciennes de l’histoire de la terre d’Israël, les archéologues font principalement des corrélations avec les chronologies égyptiennes.


Les règnes de David et Salomon se situent avec certitude entre les deux événements ci-dessus. En remontant à partir de la bataille de Qarqar en 853, Salomon aurait régné de 970 à 930 et David de 1010 à 970. La campagne palestinienne de Sheshonq Ier en 925 sert également de marqueur chronologique, Sheshonq étant traditionnellement assimilé au pharaon Shishak de la Bible, intervenant en Palestine peu après le règne de Salomon. Mais il existe un débat important sur la chronologie de ce siècle, introduit par la proposition d’Israël Finkelstein de décaler les datations des poteries. Cette chronologie est issue de l’école d’archéologie biblique de William F.

Dès 1920, Megiddo est la première de ces cités à faire l’objet de fouilles intensives par l’Oriental Institute de l’université de Chicago. Bible dans l’autre, la Bible étant l’étalon chronologique des fouilles du Proche-Orient. Ces vestiges furent donc datés de l’époque de Salomon. Au milieu des années 1950, Yigael Yadin, de l’université hébraïque, se mit à fouiller Haçor, autre cité liée au règne de Salomon.

Ce site est le plus vaste tertre biblique d’Israël. En étudiant le rapport de fouilles de l’archéologue britannique du début du siècle, R. Macalister, sur la ville de Gézer, Yadin découvrit les tracés d’un édifice qui avait été décrit par le fouilleur comme étant un « château macchabéen ». Toutefois une contradiction majeure apparaissait : les portes étaient attachées à des fortifications de types différents.

Les portes de Haçor et de Gézér étaient reliées à un mur à casemates, tandis qu’à Meggido, la porte était reliée à un mur plein, ce qui remettait en question la théorie du plan unique. Convaincu que le récit biblique ne pouvait mentir, Yadin décida de se rendre à Megiddo avec une nouvelle équipe pour vérifier la stratigraphie. Un autre palais fort ressemblant ayant été dégagé, par l’équipe précédente de l’Oriental Institute, de l’autre côté du tertre, et se situant en dessous de la cité aux « écuries », Yadin fut incité à croire qu’il venait de découvrir les vestiges de la splendeur salomonique. Les sites furent donc attribués à Salomon en raison d’une lecture littérale de trois versets bibliques confirmés, en dehors de toute approche de la critique littéraire de l’exégèse biblique. 20 ans plus tard, cette chronologie allait être progressivement abandonnée.

1970, l’archéologie biblique sort de vision restrictive au texte biblique et applique les mêmes méthodes que l’archéologie moderne. Si les travaux étaient connus dans la communauté des scientifiques, le grand public connut principalement ces changements par la parution en 2001 du livre La Bible dévoilée, d’Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. L’archéologie biblique avait déterminé que le plus gros des vestiges archéologiques de la Jérusalem de David et de Salomon était situé au sommet du promontoire, dans la zone du mont du Temple, et que les activités de construction de grande amplitude menées par Hérode le Grand, à l’époque romaine, avaient enseveli ou oblitéré la moindre trace d’installation davidique ou salomonique. Bien que cette partie de Jérusalem se soit révélée riche en impressionnantes trouvailles archéologiques, elles ne correspondaient pas à la chronologie du récit biblique. La nouvelle étude détaillée de la porte de Megiddo démontrait qu’elle fut bâtie plus tard que les portes de Haçor et de Gézer. En outre des portes identiques, datant de périodes très ultérieures, furent découvertes sur des sites non israélites, parmi lesquels celui de la cité philistine d’Ashdod.

Carbone 14 indiquait des couches de destruction postérieures aux conquêtes davidiques. Face à ces faits en contradiction totale avec la chronologie conventionnelle, une nouvelle chronologie fut donc proposée. Cet avis est partagé aussi par David Ussishkin et I. Selon lui, il faut donc décaler la date de l’apparition des poteries mycéniennes IIIC en terre d’Israël de -1180 à -1140. Et les constructions attribuées à Salomon seraient en fait dues aux Omrides.