Anne de Bretagne (Biographies Historiques) PDF

Nantes anne de Bretagne (Biographies Historiques) PDF régent de Bretagne entre 958 et 960. Il est cité pour la première fois dans une charte de son père de 929, avec sa mère et son frère Guy.


 D’Anne de Bretagne, on ne retient souvent qu’un cliché régionaliste, celui de la petite duchesse qui, par ses mariages successifs avec Charles VIII puis Louis XII, a été la cause du rattachement de la Bretagne à la France.

 L’histoire personnelle d’Anne dépasse largement ce cadre politico-sentimental. Duchesse à onze ans, reine à quinze ans, mère à seize ans, veuve à vingt et un ans, elle se remarie l’année suivante et s’éteint à trente-sept ans après avoir vu mourir sept de ses neuf enfants. Pendant sa courte vie, elle a connu plus d’échecs que de succès, plus de tristesse que de joie. Mais si elle n’a pas changé le cours de l’histoire, elle a affronté son destin avec un courage certain.C’est à travers les mentalités et les crises de son époque que Georges Minois nous fait redécouvrir cette femme dure, autoritaire, égocentrique, qui, à l’aube de la Renaissance, a su utiliser les écrivains et son duché pour les mettre au service de sa passion, frustrée, du pouvoir. Tempérament énergique, fidèle aux valeurs médiévales, elle ne ressemble guère à l’image de la  » bonne duchesse en sabots  » forgée par ses biographes romantiques.

Il est encore signataire d’une charte de son père en août 941, et il est probable qu’il lui succéda peu de temps après. Barbe-Torte, duc de Bretagne en 952, redistribue les alliances. Il cède le contrôle du comté de Nantes à Foulques, et lui confie le duc mineur. Ce dernier meurt en 958 dans des conditions mal définies. Foulques cède Saumur au comte de Blois, cité que ses successeurs ne réussiront à reprendre que près d’un siècle plus tard.

Malgré certains méfaits qui lui sont attribués, il laisse par ailleurs le souvenir d’un prince cultivé, poète et artiste. Il est cité pour la dernière fois en septembre 958, lors d’une assemblée regroupant les comtes de Blois, d’Anjou et des seigneurs bretons. En septembre 960, c’est son fils Geoffroy qui est cité comme comte d’Anjou. Il serait donc mort entre ces deux dates. 1100 et 1140 par un moine angevin, à la demande de Foulques le Réchin . En 937, il épouse en premières noces une certaine Gerberge, décédée avant 952.

Aucun document ne mentionne son origine. Une hypothèse la considère comme une fille de Ratburn Ier, vicomte de Vienne, et de Gerberge. Cette hypothèse s’appuie sur l’apparition des prénoms Gerberge et Ermengarde parmi les Ingelgeriens et sur les bonnes relations entre l’Anjou et la Bourgogne-Provence à cette époque. Ce dernier argument n’est pas en soi une preuve, mais seulement un indice, et l’apparition du prénom d’Ermengarde peut s’expliquer autrement. Cette seconde hypothèse a l’avantage d’expliquer l’apparition du prénom Geoffroy parmi les comtes d’Anjou, ainsi que la transmission du comté du Gâtinais.