Égypte, l’envers du décor PDF

Il s’agit du monument le plus spectaculaire de la civilisation mésopotamienne, dont le souvenir a survécu bien après sa disparition grâce au récit biblique de la Tour de Babel, inspiré par la ziggurat de Babylone. Depuis la mise au jour des grandes capitales mésopotamiennes, plusieurs de ces bâtiments ont pu être analysés, même s’il n’en reste plus d’intacts, beaucoup étant très délabrés et se présentant sous l’aspect égypte, l’envers du décor PDF collines, tandis que d’autres ont complètement disparu.


L’Égypte fascine, mais qui la connaît vraiment ? Les touristes n’en retirent bien souvent que quelques impressions fugitives : une population chaleureuse, parfois solliciteuse, des sites somptueux, quelques clichés tiers-mondistes, la figure tutélaire d’un président débonnaire. Pour la communauté internationale, c’est  » Le Caire « , passage obligé de la diplomatie pour la région la plus troublée du globe.
La réalité est plus complexe. Le modèle socialiste nassérien, déjà remis en question sous Sadate, s’efface devant un libéralisme conquérant. Les équipes au pouvoir sont confortées et reconduites par les nouvelles règles du jeu. À commencer par la présidence, inscrite dans une logique dynastique, avec une passation de pouvoir habilement préparée du père au fils. Les militaires cèdent la place aux hommes d’affaires, mais les cercles dirigeants restent les mêmes.
Avec la fin de l’État-providence, le fossé se creuse entre riches et pauvres. La contestation est étouffée par des pratiques policières brutales et la restriction des libertés publiques. Les repères se brouillent, entre diffusion du modèle standardisé anglo-saxon et réislamisation. Les nouvelles mesures impopulaires imposées par la loi du marché peuvent-elles provoquer un soulèvement de masse ? La perspective d’instauration d’un régime islamiste est-elle réaliste ? Les militaires ont-ils dit leur dernier mot ?
Ce livre, qui retrace plus de deux cents ans d’histoire, s’interroge sur les nouveaux équilibres et déséquilibres dans un pays phare du Moyen-Orient. Il rappelle les  » fondamentaux  » de la nation, décrit les changements en cours, évoque les incertitudes qui pèsent sur l’avenir.

La civilisation mésopotamienne en a également laissé peu de descriptions, que ce soient des textes ou des images. Plan de la  ziggurat d’Anu , temple sur terrasse d’Uruk dans les derniers siècles du IVe millénaire. Cette filiation a longtemps reçu des critiques, mais elle paraît aujourd’hui admise, même si les ziggurats présentent des caractères propres qui en font des édifices originaux et que des zones d’ombres persistent sur les conditions exactes de l’émergence des ziggurats, les limites entre celles-ci et les édifices les ayant précédées n’étant pas claires. Le temple sur terrasse haute le mieux conservé a été exhumé à Tell Uqair, en Basse Mésopotamie. Il est constitué de deux terrasses superposées, la première avec une façade curviligne tandis que la seconde est rectangulaire, sur lesquelles est bâti un édifice interprété comme étant un temple, encore en partie conservé. 30 mètres, encore haute de 4 mètres, disposant d’un escalier perpendiculaire menant au temple qui se trouvait à son sommet et qui a aujourd’hui complètement disparu. Cet édifice tire son nom des deux enceintes ovales qui l’isolent du reste de la ville.

Bien qu’ils soient parfois encore appelés  ziggurats  par leurs fouilleurs, rien ne prouve que ces édifices aient un lien avec les temples sur terrasse mésopotamiens, dont ils divergent par bien des aspects. Quand apparaissent les premiers édifices pouvant être qualifiés de ziggurats ? Les textes antérieurs à Ur III de plusieurs rois de Lagash, notamment Gudea, évoquent des constructions désignées par le terme sumérien GI. Suivant la typologie héritée de Lenzen, il est d’usage de distinguer les édifices construits sur une seule terrasse et ceux érigés sur plusieurs étages, qui seraient des ziggurats à proprement parler. Parrot semble lui aussi retenir le nombre de terrasses : dès qu’il y en a trois il s’agirait bien d’une ziggurat, ce qui ferait de celles de la période d’Ur III les plus anciennes.

Ruines très restaurées de la ziggurat d’Ur. C’est en effet à partir des débuts de la Troisième dynastie d’Ur que les grands centres cultuels de Basse Mésopotamie sont tous dotés progressivement de ces édifices qui sont conçus selon un même modèle, bien qu’ils ne soient pas strictement identiques : elles ont une base rectangulaire, avec un grand escalier central perpendiculaire établissant un principe symétrique dans leur aspect, et sont construites dans une enceinte. Ces constructions ont nécessité la mise au point de nouvelles techniques de construction, et la mobilisation de nombreux travailleurs. Cela explique pourquoi ces quatre ziggurats sont construites selon un même modèle presque standardisé, en quelque sorte  en série . Localisation des villes de Mésopotamie et d’Élam comportant ziggurats, connues avec certitude ou supposées. Il est souvent difficile de savoir à qui attribuer la construction ou la reconstruction des ziggurats fouillées sur des sites, que l’archéologie ne peut généralement que dater d’une période générale.

Architecturalement, les ziggurats construites à cette époque ne semblent pas construites sur d’anciens temples sur terrasse, mais sont des constructions indépendantes apparemment créées ex-nihilo et associées à un temple bas, à la différence de celles de l’époque d’Ur III. Les rois amorrites à qui peuvent être attribués une grande activité de construction de ziggurats sont ceux de la première dynastie de Babylone. Elles listent respectivement 22 et 23 ziggurats pour les sites de Basse Mésopotamie uniquement. Mais elles entrent parfois en contradiction avec les découvertes archéologiques, donnant notamment plusieurs ziggurats pour des sites où une seule a été repérée, comme à Nippur, et leur interprétation est donc difficile. Les ziggurats de Babylonie continuent à être entretenues au moins jusqu’à la chute du royaume de Babylone en 539. Elles cessent de fonctionner à la période parthe, aux alentours de 100.